Le Zohar Quotidien # 5085 – Terouma – Les Histoires des Cieux




Daily Zohar 5085

Holy Zohar text. Daily Zohar -5085

183. רַב הַמְנוּנָא סָבָא, כְּשֶׁהָיָה עוֹלֶה מֵהַנָּהָר בְּעֶרֶב שַׁבָּת, הָיָה יוֹשֵׁב רֶגַע אֶחָד וּמֵרִים עֵינָיו, וְהָיָה שָׂמֵחַ וְהָיָה אוֹמֵר שֶׁהָיָה יוֹשֵׁב לִרְאוֹת אֶת שִׂמְחַת הַמַּלְאָכִים הָעֶלְיוֹנִים, אֵלֶּה עוֹלִים וְאֵלֶּה יוֹרְדִים. וּבְכָל עֶרֶב שַׁבָּת יוֹשֵׁב אָדָם בְּעוֹלַם הַנְּשָׁמוֹת. אַשְׁרֵי מִי שֶׁיּוֹדֵעַ בְּסוֹד רִבּוֹנוֹ.
184. כְּשֶׁמֵּאִיר הַיּוֹם בְּיוֹם שַׁבָּת, עֲלִיַּת הַשִּׂמְחָה עוֹלָה בְּכָל הָעוֹלָמוֹת בִּמְנוּחָה בְּשִׂמְחָה. אָז (תהלים יט) הַשָּׁמַיִם מְסַפְּרִים כְּבוֹד אֵל וּמַעֲשֵׂה יָדָיו מַגִּיד הָרָקִיעַ. מִי הַשָּׁמַיִם? אֵלּוּ שָׁמַיִם שֶׁהַשֵּׁם הָעֶלְיוֹן נִרְאֶה בָהֶם, שֶׁהַשֵּׁם הַקָּדוֹשׁ רָשׁוּם בָּהֶם.
185. מְסַפְּרִים – מַה הֵם מְסַפְּרִים? אִם תֹּאמַר כְּמִי שֶׁמְּדַבֵּר סִפּוּר דְּבָרִים – לֹא כָּךְ. אֶלָּא שֶׁמְּאִירִים וְנוֹצְצִים בְּהִתְנוֹצְצוּת שֶׁל אוֹר עֶלְיוֹן וְעוֹלִים בַּשֵּׁם שֶׁכּוֹלֵל בְּאוֹר שֶׁל שְׁלֵמוּת עֶלְיוֹנָה.


Commentaire de Zion Nefesh:

Traduction par Philippe Lombard

Rav Hamnuna Saba, lorsqu’il sortait du fleuve à l’entrée du Chabbat, s’asseyait un instant, levait les yeux et se réjouissait.
Et il disait qu’il s’asseyait afin de contempler la joie des anges supérieurs — ceux qui montent et ceux qui descendent.
Et à chaque instant de l’entrée du Chabbat, l’homme s’assied dans le monde des âmes.
Heureux celui qui connaît les secrets de son Maître.

Notes :
Rav Hamnuna Saba incarne la conscience mystique propre à l’entrée du Chabbat : après s’être immergé dans le fleuve — symbole de purification et de renouvellement — il s’arrête dans la joie afin de contempler l’échange dynamique des anges et des âmes, ceux qui montent et ceux qui descendent, dans les sphères Célestes.

Cette vision reflète le mouvement Cosmique décrit précédemment : les âmes s’élèvent vers le Jardin supérieur tandis que d’autres descendent pour couronner Israël.
À ce seuil sacré, l’homme éveillé « s’assied » spirituellement dans le monde des âmes, contemplant les processus Divins à l’œuvre.

L’enseignement central est le mérite suprême de connaître et de percevoir ces secrets du Maître, transformant l’entrée ordinaire du Chabbat en un moment de révélation profonde et de joie.

§184

Lorsque le jour se leva au jour du Chabbat, la joie s’éleva dans tous les mondes, avec douceur et allégresse.

Alors :
« הַשָּׁמַיִם מְסַפְּרִים כְּבוֹד אֵל וּמַעֲשֵׂה יָדָיו מַגִּיד הָרָקִיעַ »
« Les cieux racontent la gloire de El, et le firmament proclame l’œuvre de Ses Mains » (Psaumes 19:2) [ הַשָּׁמַ֗יִם מְֽסַפְּרִ֥ים כְּבֽוֹד־אֵ֑ל וּֽמַעֲשֵׂ֥ה יָ֝דָ֗יו מַגִּ֥יד הָרָקִֽיעַ ] [ Les cieux racontent la gloire de Dieu, et le firmament proclame l’œuvre de Ses Mains. ].

Qui sont les cieux ?
Ce sont ces cieux — à savoir Zeir Anpin — dans lesquels apparaît le Nom Céleste, qui est Ima, et le saint Nom – Aba – y est inscrit.
Autrement dit : les cieux sont Zeir Anpin, qui contient les Mochin (ג״ר, les trois Séphirot supérieures) de Aba et Ima.

§185
Il demande : quelle est la signification de « מְסַפְּרִים » (mesaprim) — « ils racontent » ?

Si tu dis : comme quelqu’un qui relate une histoire, il n’en est pas ainsi. [ Raconter signifie ici transformer la lumière cachée en lumière révélée. Le matin du Chabbat n’est pas simplement lumineux — il est le moment où la structure Divine devient lisible. ]

Mais plutôt, ils resplendissent et étincellent de l’éclat de la lumière suprême, et ils s’élèvent dans le Nom qui est inclus dans l’illumination de la perfection suprême — c’est-à-dire dans le Nom YHVH, lequel contient יה (Yah), qui est la perfection suprême, à savoir Aba et Ima (Hokhmah et Binah).

Notes :
Les « cieux » désignent les Séphirot de Zeir Anpin, illuminées et marquées des Mochin d’Aba (Hokhmah) et d’Ima (Binah).
Le terme « מְסַפְּרִים » ne signifie pas raconter des récits, mais resplendir et étinceler de la lumière suprême, s’élevant dans le Nom complet YHVH — plus précisément à travers יה (Yah), la perfection suprême que sont les Parents Divins.

Cela révèle le jour de Chabbat comme le moment où Zeir Anpin manifeste pleinement la lumière d’Aba et d’Ima, faisant rayonner tous les mondes de la gloire divine dans une harmonie parfaite.