Daily Zohar 5101

213. כְּשֶׁהַתִּשְׁבַּחַת הַזּוֹ עוֹלָה לְמַעְלָה, שִׁשִּׁים מֶרְכָּבוֹת עֶלְיוֹנוֹת שֶׁאָמַרְנוּ, מִזְדַּמְּנוֹת וְלוֹקְחוֹת אֶת הַתִּשְׁבַּחַת הַזּוֹ מֵהָעָם הַקָּדוֹשׁ, וּמַעֲלִים אוֹתָהּ לְהִתְעַטֵּר בָּהּ בְּכַמָּה מֶרְכָּבוֹת עֶלְיוֹנוֹת שֶׁמְּמֻנּוֹת. וְכָל אוֹתָם הַצַּדִּיקִים שֶׁבְּגַן עֵדֶן, כֻּלָּם מִתְעַטְּרִים בַּתִּשְׁבַּחַת הַזֹּאת, וְכָל אוֹתָן מֶרְכָּבוֹת וְכָל אוֹתָן נִשְׁמוֹת הַצַּדִּיקִים, כֻּלָּם עוֹלִים בַּתִּשְׁבַּחַת הַזּוֹ עַד סוֹד הַכִּסֵּא.
Commentaire de Zion Nefesh:
Traduction par Philippe LombardZohar Vayakhel
Suite du ZQ 5100
#212
Les petites lettres — ce sont les vingt-deux lettres du monde inférieur, qui est Malkhout, lesquelles sont :
«אֵל בָּרוּךְ גָּדוֹל דֵּעָה» etc.
Et il n’y a aucun espace entre un mot et un mot, si ce n’est une seule lettre parmi les vingt-deux lettres inscrites dans chacun et chaque mot — c’est-à-dire :
«אֵל בָּרוּךְ גָּדוֹל» etc.
Mais dans le monde supérieur — Binah — il y a des espaces et des côtés saints entre lettre et lettre (comme dans Terouma, §104).
Car dans la première (la lettre א) il y a cinq mots — c’est-à-dire :
«אֵל אָדוֹן עַל כָּל הַמַּעֲשִׂים».
Et dans la seconde, il y a cinq mots —
«בָּרוּךְ וּמְבֹרָךְ בְּפִי כָל נְשָׁמָה».
Et dans la troisième, il y a quatre mots —
«גָּדְלוּ וְטוֹבוּ מָלֵא עוֹלָם» etc., comme il est écrit là-bas.
Et cela est louange sur louanges : les lettres Célestes du septième jour — qui est Binah — louent et disent au Roi Céleste, le Créateur du Commencement — qui est Hockmah (משבח ואומר למלך העליון יוצר בראשית) — c’est-à-dire le point Céleste.
Notes :
Les sections de la prière (avec des nombres de mots variables) reflètent la louange de Binah qui s’élève vers Hockmah (le point Céleste / le Roi), élevant le jour du Chabbat à travers les lettres Divines structurées et l’union des Séphirot.
#213
Lorsque cette louange s’élève vers le haut, soixante chars Célestes dans le Jardin d’Éden — que nous avons mentionné plus haut (#184) — s’unissent et prennent cette louange du peuple saint, et l’élèvent afin d’être couronnés par elle dans plusieurs chars Célestes.
Les préposés et tous les justes dans le Jardin d’Éden, sont tous couronnés par cette louange.
Et tous ces chars et toutes ces âmes des justes, s’élèvent tous avec cette louange jusqu’au secret du Trône, qui est Malkhout.
Notes :
Soixante chars Célestes dans le Gan Éden reçoivent la louange El Adon provenant d’Israël, l’élèvent et l’utilisent pour couronner les anges préposés, les Tzadikim, et eux-mêmes.
Cette élévation collective porte la louange vers le haut à travers les chars, jusqu’à ce qu’elle atteigne Malkhout (le Trône), accomplissant ainsi le cycle de la louange Divine et unifiant les mondes inférieurs et supérieurs au Chabbat.
