Daily Zohar 5105

221. מִשּׁוּם כָּךְ אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן, הָאָדָם הַזֶּה שֶׁמּוֹלִיד בֵּן, נִקְשָׁר לַשְּׁכִינָה, שֶׁהִיא הַפֶּתַח שֶׁל כָּל הַפְּתָחִים (וְהַתִּינוֹק הַזֶּה שֶׁנִּמּוֹל, נִקְשָׁר בַּשְּׁכִינָה, שֶׁהִיא פֶתַח שֶׁל כָּל הַכְּתָרִים) הָעֶלְיוֹנִים, הַפֶּתַח שֶׁנִּקְשָׁר בַּשֵּׁם הַקָּדוֹשׁ. (שֶׁאָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן) וְאוֹתוֹ דָם שֶׁיּוֹצֵא מֵאוֹתוֹ תִינוֹק שָׁמוּר לִפְנֵי הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא, וּבְשָׁעָה שֶׁמִּתְעוֹרְרִים דִּינִים בָּעוֹלָם, מַשְׁגִּיחַ הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא בְּאוֹתוֹ דָם וּמַצִּיל אֶת הָעוֹלָם. וּמִשּׁוּם כָּךְ כָּתוּב, (בראשית יז) וּבֶן שְׁמֹנַת יָמִים יִמּוֹל לָכֶם כָּל זָכָר. וְכָתוּב (תהלים צ) וְאִם בִּגְבוּרֹת שְׁמוֹנִים שָׁנָה. וְהַכֹּל עוֹלֶה בְּמִשְׁקָל אֶחָד.
Commentaire de Zion Nefesh:
Traduction par Philippe LombardZohar Vayikra
Suite du ZQ 5104
#220
Rabbi Aba dit : De cela on comprend que quiconque garde ce signe et cette marque sacrés – le Brit – ces deux niveaux Célestes s’unissent à lui pour le garder en toute chose et pour le couronner d’un honneur Céleste. Et c’est pourquoi Yosef mérita deux royaumes :
l’un pour lui-même, et l’autre pour son fils – à savoir Jéroboam.
Car lorsque le roi Shlomo s’attacha à des femmes étrangères, le royaume fut donné à Jéroboam.
Et c’est pourquoi le Brit est aimé au-dessus de tout.
Notes :
Garder le brit milah (le signe ou la marque sacrée) fait que Yésod et Malkhout — les deux niveaux du Brit — s’unissent à la personne, la protégeant en toute chose et la couronnant d’un honneur Céleste.
Le mérite de Yosef, qui garda le Brit, lui valut deux royaumes : le sien propre (en tant que dirigeant en Égypte) et celui de son descendant de la tribu d’Éfraïm, Jéroboam, qui reçut les dix tribus après que la faute de Shlomo, s’étant attaché à des femmes étrangères, provoqua la division du royaume.
Cela souligne la valeur suprême du Brit, aimé au-dessus de tout, car il attire protection Divine, unité et continuité durable à travers les générations.
#221
À cause de cela, Rabbi Shimon dit :
Un homme qui engendre un fils devient relié à la Shékina, qui est la porte de toutes les portes supérieures, la porte qui est liée au Saint Nom YHVH, car chaque Séphira est une porte vers celle qui se trouve au-dessus d’elle.
Et ce sang qui provient de l’enfant au moment du brit milah est gardé devant Le Très-Saint, Béni Soit-Il.
Et à l’heure où les jugements (dinim) s’éveillent dans le monde, Le Très-Saint, Béni Soit-Il regarde ce sang et sauve le monde.
C’est pourquoi il est écrit :
«וּבֶן שְׁמֹנַת יָמִים יִמּוֹל לָכֶם כָּל זָכָר»
« Et au huitième jour, la chair de son prépuce sera circoncise ». (Lévitique 12:3) [וּבַיּ֖וֹם הַשְּׁמִינִ֑י יִמּ֖וֹל בְּשַׂ֥ר עׇרְלָתֽו ]
Car le huitième jour fait allusion à Binah, qui est la huitième en comptant d’en bas vers le haut. Et d’elle est tirée l’illumination de « פני שור » — “la face du bœuf”, c’est-à-dire à partir de la ligne Gauche de Binah.
C’est pourquoi il faut attendre jusqu’au huitième jour.
Et il est écrit :
«וְאִם בִּגְבוּרוֹת שְׁמוֹנִים שָׁנָה»
« Et si, par la force, ils atteignent quatre-vingts ans » (Psaumes 90:10) [ יְמֵֽי־שְׁנוֹתֵ֨ינוּ בָהֶ֥ם שִׁבְעִ֪ים שָׁנָ֡ה וְאִ֤ם בִּגְבוּרֹ֨ת ׀ שְׁמ֘וֹנִ֤ים שָׁנָ֗ה וְ֭רׇהְבָּם עָמָ֣ל וָאָ֑וֶן כִּי־גָ֥ז חִ֝֗ישׁ וַנָּעֻֽפָה] [ Les jours de nos années sont soixante-dix ans, et si par la force, quatre-vingts ans ; mais leur orgueil n’est que peine et misère, car ils passent rapidement, et nous nous envolons.], c’est-à-dire qu’il tire sa vie de Binah, qui est la huitième Séphira.
Et tout s’élève selon une seule mesure.
Notes :
Rabbi Shimon enseigne que le brit milah (la circoncision) relie le père — par la naissance d’un fils — à la Shékina, qui est la porte liée au Nom YHVH, ouvrant toutes les portes supérieures (chaque Séphira étant une porte vers celle qui se trouve au-dessus d’elle).
Le sang de la circoncision est précieux devant Le Très-Saint, Béni Soit-Il, et lorsque les jugements (dinim) s’éveillent dans le monde, Le Très-Saint, Béni Soit-Il regarde ce sang et sauve le monde.
La circoncision au huitième jour correspond à Binah (la huitième en comptant d’en bas vers le haut) et attire l’illumination de Hockmah depuis sa ligne gauche.
Attendre jusqu’au huitième jour s’accorde avec la miséricorde de Binah, et la longue vie – « quatre-vingts ans » – tire sa vitalité de cette huitième Séphira, mettant toute chose en équilibre dans une mesure parfaite.
Regarder le sang du brit milah peut adoucir ou écarter les dinim, car le Zohar enseigne que le Dam HaBrit s’élève devant Le Très-Saint, Béni Soit-Il et éveille la miséricorde pour Israël.
Cela se rattache au verset :
«בְּדָמַיִךְ חֲיִי» ( Par ton sang, tu vivras (Ézéchiel 16:6 [ וָאֶעֱבֹ֤ר עָלַ֙יִךְ֙ וָֽאֶרְאֵ֔ךְ מִתְבּוֹסֶ֖סֶת בְּדָמָ֑יִךְ וָאֹ֤מַר לָךְ֙ בְּדָמַ֣יִךְ חֲיִ֔י וָאֹ֥מַר לָ֖ךְ בְּדָמַ֥יִךְ חֲיִֽי ] [ Je passai près de toi et je te vis te débattant dans ton sang ; et je te dis : « Par ton sang, vis ! »oui, je te dis : « Par ton sang, vis ! »], que les sages associent au sang du sacrifice de Pessaḥ et à celui de la circoncision – tous deux symboles d’alliance et de vie (voir Mekhilta de-Rabbi Ishmaël, chapitre 5).
Dans les écrits du Saint Ari, le brit milah est considéré comme un Tikoun puissant dans Yésod, attirant la lumière et adoucissant les jugements (Sha’ar HaMitzvot, Parashat Lech Lekha ; Pri Etz Chaim, Sha’ar HaMilah).
C’est pourquoi certaines traditions kabbalistiques considèrent le moment du Brit et la vision du Dam HaBrit (le sang de la circoncision) comme un moment où la miséricorde Céleste s’éveille.
