Le Zohar Quotidien # 5109 – Vayikra – Je T’Avais Planté Comme une Vigne de Choix, Toute d’une Semence de Vérité




Daily Zohar 5109

Holy Zohar text. Daily Zohar -5109

227. אָמַר לוֹ רַבִּי שִׁמְעוֹן, אֶלְעָזָר בְּנִי, אֵינוֹ דוֹמֶה מִי שֶׁבָּא מִשֹּׁרֶשׁ קָדוֹשׁ וּמִגֶּזַע אֱמֶת, לְמִי שֶׁבָּא מִגֶּזַע רַע וּמִשֹּׁרֶשׁ שֶׁל גְּעָלִים רָעִים קָשִׁים. בְּיִשְׂרָאֵל כָּתוּב בָּהֶם, (ירמיה ב) וְאָנֹכִי נְטַעְתִּיךְ שׂוֹרֵק כֻּלֹּה זֶרַע אֱמֶת. בְּאֻמּוֹת עוֹבְדֵי עֲבוֹדָה זָרָה כָּתוּב, (יחזקאל כג) אֲשֶׁר בְּשַׂר חֲמוֹרִים בְּשָׂרָם וְזִרְמַת סוּסִים זִרְמָתָם.
228. וּמִשּׁוּם כָּךְ, יִשְׂרָאֵל קְדוֹשִׁים זֶרַע שֶׁל אֱמֶת, גֶּזַע שֶׁהִתְבַּשְּׂמוּ בְּהַר סִינַי וּפָסְקָה מֵהֶם כָּל הַזֻּהֲמָה, כֻּלָּם מִתְבַּשְּׂמִים, וְכֻלָּם נִכְנָסִים בַּבְּרִית הַקְּדוֹשָׁה שֶׁל יוֹמָם וָלָיְלָה לִהְיוֹת שְׁלֵמִים בַּכֹּל. אֲבָל בְּאֻמּוֹת עוֹבְדֵי עֲבוֹדָה זָרָה קָשֶׁה לְהַעֲבִיר מֵהֶם אֶת הַזֻּהֲמָה, וַאֲפִלּוּ עַד שְׁלֹשָׁה דוֹרוֹת. וּמִשּׁוּם כָּךְ שָׁנִינוּ, טוֹב שֶׁבְּעוֹבְדֵי כוֹכָבִים וּמַזָּלוֹת וְכוּ’, וּמִשּׁוּם כָּךְ גֵּר צֶדֶק וַדַּאי.


Commentaire de Zion Nefesh:

Traduction par Philippe Lombard

Zohar Vayikra
Suite du ZQ 5108

#227

Rabbi Shimon lui dit :
Eléazar, mon fils, ce n’est pas la même chose : celui qui provient d’une racine sainte et d’une tige de vérité,
comparé à celui qui provient d’une tige mauvaise et d’une racine dure du mal, qui est abominable.

Concernant Israël, il est écrit à leur sujet :

«וְאָנֹכִי נְטַעְתִּיךְ שׂוֹרֵק כֻּלֹּה זֶרַע אֱמֶת»
« Je t’avais plantée comme une vigne de choix,
entièrement une semence de vérité »
(Jérémie 2:21) [ וְאָֽנֹכִי֙ נְטַעְתִּ֣יךְ שׂוֹרֵ֔ק כֻּלֹּ֖ה זֶ֣רַע אֱמֶ֑ת וְאֵיךְ֙ נֶהְפַּ֣כְתְּ לִ֔י סוּרֵ֖י הַגֶּ֥פֶן נׇכְרִיָּֽה ] [ Et Moi, Je t’avais plantée comme une vigne de choix, entièrement une semence de vérité ; comment t’es-tu transformée pour Moien sarments dégénérés d’une vigne étrangère ? ]

Concernant les nations du monde (עכו״ם), il est écrit :

«אֲשֶׁר בָּשָׂר חֲמוֹרִים בְּשָׂרָם
וְזִרְמַת סוּסִים זִרְמָתָם »
« dont la chair est comme la chair des ânes, et dont l’émission est comme l’émission des chevaux »
(Ézéchiel 23:20) [ וַֽתַּעְגְּבָ֔ה עַ֖ל פִּֽלַגְשֵׁיהֶ֑ם אֲשֶׁ֤ר בְּשַׂר־חֲמוֹרִים֙ בְּשָׂרָ֔ם וְזִרְמַ֥ת סוּסִ֖ים זִרְמָתָֽם ] [ Elle s’est enflammée de désir pour leurs concubins, dont la chair est comme la chair des ânes, et dont l’émission est comme l’émission des chevaux. ].

Notes :
Israël provient d’une racine sainte – « une vigne de choix, entièrement une semence de vérité » (Jérémie 2:21) –
incarnant pureté, vérité et plantation Divine.

En revanche, les nations dérivent d’une racine impure, dure et abominable, symbolisée par l’imagerie grossière et animale d’Ézéchiel 23:20.

#228

Et à cause de cela, Israël est saint – une semence de vérité, une tige qui a été adoucie au mont Sinaï, et de laquelle toute impureté (זוהמא, zohama) a cessé.

C’est pourquoi tous sont adoucis, et tous entrent par le signe sacré du jour et de la nuit, afin d’être complets en toute chose, comme nous l’avons dit.

Mais parmi les nations du monde (עכו״ם),
il est difficile d’ôter l’impureté d’eux, même jusqu’à trois générations.

Et c’est pour cela qu’il est appelé ger tsédek, assurément, car il entre seulement dans la Séphira de Malkhout, appelée Tzédek, et non dans Zeir Anpin.

Notes :
Bien que le Zohar (en plusieurs endroits, y compris dans le passage ci-dessus concernant le ger tsédek) enseigne que les âmes d’Israël proviennent d’une racine singulièrement purifiée — adoucie au mont Sinaï et intrinsèquement reliée à Zeir Anpin et à Malkhout par l’alliance du Brit — cela décrit le point de départ métaphysique, et non l’accomplissement spirituel final.

Un converti juste (ger tsédek), qui accepte sincèrement le joug de la Torah et des Mitzvot, peut s’élever à des niveaux extrêmement élevés.

Le Ari zal (Sha’ar HaGilgulim) et les kabbalistes ultérieurs expliquent que de nombreux convertis possèdent des âmes élevées, voire des étincelles provenant de l’Adam primordial ou du côté de la sainteté, qui attendaient d’être rectifiées par la conversion.

Leurs âmes peuvent atteindre – et dans certains cas dépasser – la stature spirituelle de nombreux Juifs de naissance, par une dévotion intense, le don de soi et l’amour de la Torah.

Il en va de même pour les enfants de convertis : une fois nés dans un foyer juif et élevés dans la sainteté, leur racine d’âme s’intègre pleinement dans la lignée sainte, et ils héritent du même potentiel que toute âme d’Israël, sans distinction.

De nombreux exemples historiques illustrent cette vérité :
Rabbi Akiva, dont le père était un converti, devint l’un des plus grands sages et piliers de la Torah.
Onkelos, le converti, atteignit de tels sommets spirituels que le Zohar décrit son âme s’élevant jusqu’aux plus hautes sphères du Gan Eden.

Le Talmud (Yévamot 47b) et le Rambam (Hilkhot Issourei Biah 13:17–18) affirment qu’un converti qui se convertit correctement est « comme un enfant nouveau-né », et que sa justice peut briller autant — voire davantage — que celle d’un Juif de naissance qui s’appuie sur le mérite ancestral.

En définitive, la mesure n’est pas la racine d’où l’on part, mais le feu d’amour, la crainte du Ciel et le dévouement que l’on apporte au service de Le Très-Saint, Béni Soit-Il.