Daily Zohar 5123

258. אָמַר רַבִּי יִצְחָק, כְּשֶׁמֻּכְשָׁר הָעוֹלָם, כֻּלּוֹ מֻכְשָׁר כְּאֶחָד. כָּתוּב כִּי גָדוֹל מֵעַל שָׁמַיִם חַסְדֶּךָ. מֵעַל שָׁמַיִם, שֶׁעוֹלֶה לְמַעְלָה מֵהַמָּקוֹם שֶׁנִּקְרָא שָׁמַיִם. וּמִי הוּא. זוֹ הָאֵם. וְהַיְנוּ שֶׁנִּקְרֵאת תְּשׁוּבָה.
259. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר, מְדֻיָּק שֶׁכָּתוּב מֵעַל שָׁמַיִם. אִלְמָלֵא כָתוּב עַל שָׁמַיִם, מַשְׁמָע אוֹתוֹ מָקוֹם שֶׁעוֹמֵד עַל שָׁמַיִם וְלֹא יוֹתֵר. כֵּיוָן שֶׁאָמַר מֵעַל שָׁמַיִם, מַשְׁמָע אוֹתוֹ מָקוֹם שֶׁעוֹמֵד עַל הַשָּׁמַיִם לְמַעְלָה לְמַעְלָה. (וּמַה הִיא? אִמָּא, וְזֶהוּ שֶׁנִּקְרָא תְּשׁוּבָה).
Commentaire de Zion Nefesh:
Traduction par Philippe LombardZohar Vayikra
Suite du ZQ 5122
#257
Rabbi Yehuda dit : « Quand Malkhout est-elle appelée Téchouva ? »
C’est lorsque la Mère — qui est Malkhout — est recouverte, autrement dit lorsque le point de la mesure du jugement, appelé « nudité » (ervah), revient et est recouvert.
Alors elle se tient dans la joie au-dessus des fils, et elle leur dispense tout le bien.
Comme il est écrit :
« אֵם הַבָּנִים שִׂמְחָה »
« Une mère joyeuse d’enfants » (Psaumes 113:9) [ מֽוֹשִׁיבִ֨י ׀ עֲקֶ֬רֶת הַבַּ֗יִת אֵֽם־הַבָּנִ֥ים שְׂמֵחָ֗ה הַֽלְלוּ־יָֽהּ ] [ Il fait siéger la femme stérile dans la maison, mère joyeuse d’enfants. Louez YAH.]
Et elle revient à son état tel qu’il était avant qu’ils ne l’altèrent. Et ce qui était auparavant fermé et caché — c’est-à-dire ce point du jugement — revient à sa place, car il est revenu à son lieu couvert.
Et tous les degrés reviennent, l’un après l’autre : chacun des niveaux inférieurs s’élève vers celui qui est au-dessus de lui, et tous sont bénis, chacun.
Et alors cela est appelé Téchouva — Téchouva, au sens général , car tous les degrés sont revenus et ont été rectifiés.
#258
Rabbi Yits’hak dit : « Lorsque le monde — qui est Malkhout — est rectifié, tout est rectifié avec lui, en un seul mouvement. »
Car il est écrit :
« כִּי גָדוֹל מֵעַל שָׁמַיִם חַסְדֶּךָ »
« Car Grande Est Ta Hessed Au-Dessus des Cieux » (Psaumes 108:5) [ כִּי־גָד֣וֹל מֵעַל־שָׁמַ֣יִם חַסְדֶּ֑ךָ וְֽעַד־שְׁחָקִ֥ים אֲמִתֶּֽךָ ] [Car Grande Est Ta Hessed Au-Dessus des Cieux, et jusqu’aux nuées s’étend Ta vérité.]
« Au-dessus des cieux » cela signifie que Malkhout s’élève au-dessus du lieu appelé « cieux ».
Et qu’est-ce que cela ?
C’est Ima, c’est-à-dire Binah. Car Zeir Anpin est appelé « cieux », et au-dessus de Zeir Anpin se trouve Binah. Et lorsque Malkhout s’élève là, elle est rectifiée en une seule fois, comme Ima (Binah).
Et c’est pour cela qu’elle est appelée Téchouva : car Malkhout retourne à Binah.
#259
Rabbi Yehuda dit : « Il est écrit avec précision :
« מֵעַל שָׁמַיִם » au-dessus des cieux. «
« Car s’il avait été écrit :
« עַל שָׁמַיִם » sur les cieux, cela aurait désigné ce lieu qui se tient au-dessus des cieux,
c’est-à-dire Binah, et rien de plus.
« Mais puisqu’il est écrit :
« מֵעַל שָׁמַיִם » au-dessus des cieux, cela désigne ce qui est au-dessus même de ce lieu qui se tient au-dessus des cieux, à savoir Atika Kadisha, comme cela a été expliqué précédemment.
Notes :
Le Zohar explique quand Malkhout est véritablement appelée Téchouva : c’est lorsque le point dévoilé du jugement – (ervah, nudité) – en Malkhout revient à être recouvert, et alors elle se tient dans une joie parfaite, comme « une mère joyeuse d’enfants », dispensant le bien à ses fils — Israël.
Alors tous les degrés des Séphirot reviennent et s’élèvent dans l’ordre juste : chacun des niveaux inférieurs monte vers celui qui est au-dessus, jusqu’à la rectification complète.
Lorsque Malkhout s’élève « au-dessus des cieux » – c’est-à-dire au-dessus de Zeir Anpin – elle atteint Binah (Ima),
et elle est rectifiée d’un seul coup, comme elle.
C’est le sens intérieur de la Téchouva complète : Malkhout retourne à Binah.
Mais l’expression précise « מֵעַל שָׁמַיִם » indique un niveau encore plus élevé : Atika Kadisha (Keter), révélant l’ampleur totale de cette réparation.
Ce processus de recouvrement, d’élévation et de réunification est l’essence de Yom HaKippourim et de la Téchouva parfaite.
