Le Zohar Quotidien 3734

Traduction en hébreu
Commentaire de: Zion Nefesh:
Traduction par Philippe Lombard
Zohar Haazinou
Suite du ZQ précédent
#249
Il est donc écrit dans ce livre qu’un docteur avisé rend visite à un malade et “qu’il le trouve dans un désert, dans un endroit désolé” signifiant que les maladies l’ont atteint et qu’il est placé dans la prison du Roi qui est “le désert et un endroit désolé”.
Vous pourriez penser que puisque Le Très Saint, béni soit-Il, ait ordonné d’emprisonner cette personne, il n’y a donc aucune raison de l’aider à s’inscrire dans un processus de Téchouva.
Il n’en est rien, ainsi que les paroles du Roi David nous le font comprendre :
Psaume 41:2
“.אַשְׁרֵי מַשְׂכִּיל אֶל דָּל בְּיוֹם רָעָה יְמַלְּטֵהוּ יְהוָה ”
“Béni est celui qui porte considération au pauvre, YHVH lui portera assistance dans les moments difficiles.”
Celui qui est malade est considéré comme étant pauvre. Si son ami est un guérisseur avisé, Le Très Saint, béni soit-Il, lui enverra Ses bénédictions, ainsi qu’à quiconque voudra bien l’aider.
#250
Le guérisseur “l’a trouvé dans le désert”– il l’a trouvé malade et alité.
“des hurlements dans le désert” signifie que les maux tourmentent le malade.
“Il l’a entouré” — le guérisseur éclaire l’esprit du malade en lui expliquant les causes de sa maladie, afin qu’à l’avenir il évite ce qui lui a causé du mal. Il a laissé le sang enlever la partie malade du sang.
“Il l’a instruit” – il a cherché les causes de la maladie et fait en sorte d’arrêter son expansion et de la diminuer.
“Il l’a protégé comme la prunelle de ses yeux“ — il est attentif à de ne pas faire d’erreur quant à l’utilisation des remèdes qui sont apportés au malade.
Si le guérisseur ne fait même qu’une erreur et que le “malade” meurt, Le Très Saint considère que le guérisseur a répandu son sang et l’a tué.
Leçon:
Le Zohar nous enseigne comment approcher un “malade”, c’est-à-dire une personne qui a été déconnectée de la Lumière, et le guérir.
La première étape est d’identifier le “désert” dans lequel la personne se trouve, qui est l’aspect de la négativité et/ou de la “déconnexion” à la “Vie”.
Puis essayer de comprendre les “hurlements” qui manifestent la souffrance du “malade”, et trouver ensuite les causes de la maladie/déconnexion. Ensuite permettre au sang d’enlever le contrôle de la négativité, et trouver un moyen d’éliminer les causes pour ne pas que cela empire.
Enfin la dernière et cruciale étape est d’apporter un “remède”. Si nous atteignons cette étape avec un malade, il nous faut être prudent avec ce que nous lui proposons.
En tant que guérisseur, nous essayons d’apporter à la personne le niveau de “santé” lui correspondant. C’est une erreur que j’ai faite à mes débuts. Un coach sportif personnel ne demandera pas à une personne de soulever des poids aussi lourds que ceux qu’il soulève.
Il commencera avec des poids et des exercices qui correspondront au niveau physique de la personne. Si le guérisseur l’engage à un niveau spirituel trop élevé, la personne peut craquer sous le “poids” et son esprit peut mourir.
L’on peut retirer de grands mérites à rapprocher une personne de Hashem, mais en même temps, si Hashem nous a “assigné” cette personne, nous devons faire de notre mieux pour réussir. Commencez toujours doucement pour mieux connaître la personne, avant de lui donner à étudier le Zohar.
