
109. בֹּא וּרְאֵה, מַה הוּא סוֹד הַקָּרְבָּנוֹת לְהַקְרִיב שָׂעִיר (כְּנֶגֶד שָׂעִיר) וְלֹא דָבָר אַחֵר? וּמַדּוּעַ שָׂעִיר בְּרֹאשׁ חֹדֶשׁ, וְכָאן גַּם כֵּן שָׂעִיר? אֶלָּא, אִם תֹּאמַר מִשּׁוּם שֶׁהוּא צַד שֶׁלּוֹ – טוֹב. מַדּוּעַ לֹא הָיָה עֵז?
110. אֶלָּא דָּבָר זֶה צָרִיךְ, וְהוּא נִמְצָא לְבַעֲלֵי כִשּׁוּפִים, שֶׁכָּל מַעֲשֵׂיהֶם בְּמַה שֶּׁלֹּא (מִתְחַבֵּר) יִהְיֶה בִנְקֵבָה. וְעַל זֶה שָׂעִיר, שֶׁלֹּא הִתְחַבֵּר בִּנְקֵבָה בְּכָל הַצְּדָדִים שֶׁלּוֹ. עֵז, כַּאֲשֶׁר הִתְחַבֵּר בִּנְקֵבָה. וּמִשּׁוּם שֶׁהוּא מֶלֶךְ, נוֹתְנִים לוֹ מִשּׁוּם הַכָּבוֹד שֶׁלּוֹ, זֶה שֶׁלֹּא הִתְחַבֵּר בִּנְקֵבָה וְלֹא נָתַן כֹּחוֹ לְאַחֵר. וְזֶה יָדוּעַ לְאוֹתָם הַמְכַשְּׁפִים שֶׁמִּשְׁתַּמְּשִׁים בְּמַעֲשִׂים אֵלֶּה. וּמִפְּנֵי כָּךְ שׁוֹרִים עַל הַשָּׂעִיר הַהוּא כָּל אוֹתָם הַחֲטָאִים.
Commentaire de Zion Nefesh:
Traduction par Philippe Lombard
Zohar Tetsaveh
Suite du ZQ 3865
#108
Esther 7:6
“.וַתֹּאמֶר אֶסְתֵּר אִישׁ צַר וְאוֹיֵב הָמָן הָרָע הַזֶּה וְהָמָן נִבְעַת מִלִּפְנֵי הַמֶּלֶךְ וְהַמַּלְכָּה ”
“Et Esther répondit :«L’adversaire, l’ennemi c’est ce Haman pervers !» Haman fut alors saisi de terreur en présence du roi et de la reine.”
Lorsque Haman qui est de l’Autre-Côté, devient terrifié, la Lumière et la joie sont révélées, et Israël sort vers la liberté en ce jour qui est Yom Kippour. Les autres nations désirent alors se joindre à Israël et partager cette joie. De la même manière, en faisant l’offrande du bouc à l’Autre-Côté pour le tenir éloigné, Israël offre une partie de sa joie aux autres nations pour les tenir distantes sur leur niveau inférieur.
#109
Le Zohar demande quel secret se trouve derrière l’offrande d’un bouc, car ce pourrait être un autre animal, et pourquoi un bouc est-il choisi pour le sacrifice à Yom Kippour et Rosh Hodesh ?
Est-ce parce que c’est un animal agréable à regarder? Et pourquoi pas une chèvre qui est plus imposante que le petit bouc?
#110
Le Zohar répond que le bouc est nécessaire dans ce cas. Ceux qui s’adonnent à la sorcellerie savent que le bouc qui ne s’est pas encore accouplé avec une chèvre est sur l’Autre-Côté, parce que les autres dieux ne sont pas féconds. Une chèvre étant fertile ne peut pas donc pas être utilisée par l’Autre-Côté.
L’Autre côté est appelé le “Roi”, mais il est vieux et sénile. Il est honoré par un bouc qui ne s’est pas connecté à une femelle – il n’a pas transmis sa force à un autre membre de son espèce.
Les sorciers utilise le bouc pour véhiculer leur magie noire et leurs péchés. À Yom Kippour le bouc devient un bouc émissaire qui emmène tous les péchés d’Israël sur l’Autre-Côté.
Leçon:
Pourquoi un bouc qui ne s’est pas accouplé à une chèvre est-il approprié pour l’Autre-Côté?
Le Dieu de l’Autre-Côté n’est pas fécond, parce que la fertilité vient de Hashem. Les adorateurs de Sat-n utilisent l’image du bouc couplée avec la poitrine d’une femme parce qu’ils ne peuvent pas être féconds. Ils tirent leur puissance de ce monde. Tout ce qui a un aspect de continuité est sous le contrôle et la protection de Hashem’ dont ils ne peuvent tirer aucune énergie.
Au fur et mesure que nous nous rapprochons de la Rédemption Finale, l’Autre-Côté se renforce en poussant le monde dans le péché, ce qui augmente sa force. La plupart des dirigeants du mal ne sont pas “fertiles”. Nombre d’entre-eux sont sans enfants et/ou sans la possibilité d’en avoir. Certains ont adopté des enfants pour faire croire qu’ils sont sur le bon côté, mais ce n’est qu’une illusion.
Ils sont heureux de tuer des enfants qui représentent la vie et la continuation. Ils drainent l’énergie de vie de la mort des enfants comme Pharaon le pratiquait. Ils ont une langue fourchue comme le Serpent et clament l’opposé de ce qu’ils font ou pensent.
L’aspect de la continuation est la vie et l’aspect de la connexion à Hashem.
Lorsque nous étudions la Torah et le Zohar, nous prolongeons la force de vie des niveaux supérieurs au monde inférieur. Partager et donner la Tzédaka crée une continuation de notre énergie en direction des autres et produit la Lumière et la force de vie.
Afin de mettre un terme à la main-mise de l’Autre-Côté, nous avons besoin d’être unis avec la force de la Lumière et d’accomplir des actions fructueuses de continuation.
Lorsque cela concerne le fait d’avoir des enfants, c’est l’homme qui est responsable d’être fécond, pas la femme. Si une femme se marie et évite intentionnellement d’avoir des enfants, cela est considéré comme son péché.
Le premier commandement de la Torah est “d’être féconds”. Il nous dit que c’est la clef pour se connecter à la Lumière.
