Daily Zohar 4899

230. הָרְפָאִים – מִין רְבִיעִי, אִם יִרְאוּ אֶת יִשְׂרָאֵל בְּדֹחַק, מִתְרַפִּים מֵהֶם, וְיֵשׁ לָהֶם רְשׁוּת לְהַצִּילָם וְלֹא רוֹצִים. וּמִתְרַפִּים מֵהַתּוֹרָה וּמֵאֵלֶּה שֶׁמִּשְׁתַּדְּלִים בָּהּ לַעֲשׂוֹת טוֹב עִם עוֹבְדֵי כוֹכָבִים וּמַזָּלוֹת. עֲלֵיהֶם נֶאֱמַר (ישעיה כו) רְפָאִים בַּל יָקֻמוּ. בִּזְמַן שֶׁתָּבֹא פְקִידָה לְיִשְׂרָאֵל, נֶאֱמָר בָּהֶם (שם) וַתְּאַבֵּד כָּל זֵכֶר לָמוֹ.
Commentaire de Zion Nefesh:
Traduction par Philippe LombardZohar Beresheet
Suite du ZQ 4898
#229
Les Giborim (les puissants) — c’est le troisième type. À leur sujet, il est écrit : « הֵמָּה הַגִּבֹּרִים אֲשֶׁר מֵעוֹלָם אַנְשֵׁי הַשֵּׁם » « Ce sont les puissants, ceux d’autrefois, les hommes de renom » (Genèse 6:4) [וַיֹּאמְר֞וּ הָ֣בָה ׀ נִבְנֶה־לָּ֣נוּ עִ֗יר וּמִגְדָּל֙ וְרֹאשׁ֣וֹ בַשָּׁמַ֔יִם וְנַֽעֲשֶׂה־לָּ֖נוּ שֵׁ֑ם פֶּן־נָפ֖וּץ עַל־פְּנֵ֥י כׇל־הָאָֽרֶץ ].
Et ils viennent de ceux dont il est dit : « הָבָה נִבְנֶה לָּנוּ עִיר וּמִגְדָּל וְרֹאשׁוֹ בַשָּׁמַיִם וְנַעֲשֶׂה לָּנוּ שֵׁם » « Allons, bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet touche au ciel, et faisons-nous un nom » (Genèse 11:4) [ וַיֹּאמְר֞וּ הָ֣בָה ׀ נִבְנֶה־לָּ֣נוּ עִ֗יר וּמִגְדָּל֙ וְרֹאשׁ֣וֹ בַשָּׁמַ֔יִם וְנַֽעֲשֶׂה־לָּ֖נוּ שֵׁ֑ם פֶּן־נָפ֖וּץ עַל־פְּנֵ֥י כׇל־הָאָֽרֶץ ].
Ces Giborim, la troisième catégorie de l’Erev Rav qui s’est mélangée à Israël, construisent des synagogues et des salles d’étude, et placent des rouleaux de la Torah surmontés de couronnes, non pas pour le nom de Hashem, mais plutôt pour se faire un nom. Ainsi qu’il est écrit : « Faisons-nous un nom ».
Et de l’Autre-Côté, ils dominent Israël, qui est comparé à la poussière de la terre. Ils le dépouillent, et l’œuvre sacrée est brisée.
À leur sujet, il est dit : « וְהַמַּיִם גָּבְרוּ מְאֹד מְאֹד עַל-הָאָרֶץ » « Et les eaux se multiplièrent excessivement sur la terre » (Genèse 7:19) [ וְהַמַּ֗יִם גָּ֥בְר֛וּ מְאֹ֥ד מְאֹ֖ד עַל־הָאָ֑רֶץ וַיְכֻסּ֗וּ כׇּל־הֶֽהָרִים֙ הַגְּבֹהִ֔ים אֲשֶׁר־תַּ֖חַת כׇּל־הַשָּׁמָֽיִם en référence aux forces de l’impureté (Sitra Achra), appelées les «eaux », qui dominent et détruisent la terre (c’est-à-dire les synagogues et les salles d’étude).
Ainsi s’explique le troisième type d’Erev Rav : ce sont les Giborim, correspondant à Binah de la Klipa.
Notes :
Le troisième type d’Erev Rav, appelé Giborim, représente ceux qui semblent religieux mais qui construisent des institutions spirituelles pour leur propre honneur plutôt que pour Hashem. Leurs actions motivées par leur ego attirent Sitra Achra, qui cause des dommages spirituels et la chute de la véritable sainteté. Ce groupe correspond à Binah corrompue et trouve son origine dans les motivations pécheresses de la génération de la Tour de Babel.
La génération de la dispersion (Dor HaPelagah) fait référence à la génération qui a suivi le déluge et qui s’est unie pour construire une ville et une tour ( Babel) « dont le sommet atteignait les cieux », comme le décrit Genèse 11. Leur objectif déclaré était de « se faire un nom », ce que les sages expliquent comme un désir d’atteindre la grandeur et le contrôle sans se soumettre à la volonté de Dieu.
Selon le Zohar, cette génération a tenté d’établir un système spirituel déconnecté de la sainteté, une unité créée par l’homme qui rivaliserait avec l’autorité Divine.
Leur punition, à savoir être dispersés sur toute la terre et voir leur langue confondue, n’était pas seulement une dispersion physique, mais aussi une fragmentation spirituelle. D’un point de vue kabbalistique, la génération de la dispersion représente la racine des forces égoïstes qui s’opposent à l’unité Divine, perturbant la connexion entre les mondes inférieurs et les royaumes spirituels supérieurs, en particulier entre Malkhout et Zeir Anpin.
Alors qu’ils recherchaient l’unité par la rébellion, le véritable chemin spirituel enseigne que l’unité doit passer par la Torah, l’alliance et la dévotion. De la rupture causée par leur dispersion est née l’opportunité d’une unité plus élevée et sacrée, fondée non pas sur l’orgueil, mais sur l’alignement avec la volonté Divine.
#230
Les Rephaïm — la quatrième catégorie. S’ils voient Israël en détresse, ils se retirent de lui. Les Rephaïm constituent la quatrième catégorie de l’Erev Rav qui s’est mélangé à Israël. Lorsqu’ils voient qu’Israël traverse une période de souffrance, ils l’abandonnent et s’en séparent. Ils ont la capacité de le sauver, mais ne le souhaitent pas, même s’ils ont le pouvoir de l’aider.
Ils deviennent laxistes dans leur observance de la Torah et envers ceux qui s’y consacrent. Ils se retirent de la Torah et de ceux qui l’étudient, pour faire le bien aux adorateurs d’idoles (עכו” ם). Autrement dit, ils s’éloignent de la Torah et du peuple juif pour faire le bien aux idolâtres.
À leur sujet, il est dit : « רְפָאִים בַּל-יָקוּמוּ » « Les Rephaïm ne s’élèveront pas » (Isaïe 26:14) [ מֵתִים֙ בַּל־יִ֣חְי֔וּ רְפָאִ֖ים בַּל־יָקֻ֑מוּ לָכֵ֤ן פָּקַ֙דְתָּ֙ וַתַּשְׁמִידֵ֔ם וַתְּאַבֵּ֥ד כׇּל־זֵ֖כֶר לָֽמוֹ ]— ce qui signifie qu’ils ne se lèveront pas lors de la résurrection des morts.
Et au moment où la rédemption et le jugement viendront pour Israël, il est écrit à leur sujet : « וְתֹאבַד כָּל-זֵכֶר לָמוֹ » « Tout souvenir d’eux périra » (ibid.). Car puisqu’ils sont la progéniture des ténèbres, ils doivent nécessairement périr avec la venue de la lumière en Israël.
Ainsi s’explique le quatrième type d’Erev Rav, appelé Rephaïm, qui correspond à Zeir Anpin (Z” A) de la Klipa.
Notes :
Les Rephaïm, quatrième groupe de l’Erev Rav, symbolisent les Juifs qui abandonnent la Torah et leurs frères juifs dans les moments difficiles. Ils s’alignent sur les idolâtres et se détache de la mission spirituelle d’Israël.
En conséquence, ils sont exclus de la résurrection et disparaîtront avec la rédemption à venir.
Ce groupe correspond à Zeir Anpin de la Klipa, représentant une version corrompue de l’expression Divine qui se détourne de la sainteté au profit du confort et des alliances mondaines.
