Daily Zohar 5092

201. מִקְצֵה הַשָּׁמַיִם מוֹצָאוֹ – מִסּוֹף אֵלּוּ הַשָּׁמַיִם הָעֶלְיוֹנִים שֶׁאָמַרְנוּ הוּא מוֹצִיא, מִשּׁוּם שֶׁבְּסִיּוּם הַגּוּף הוּא מוֹצִיא, וּבְאוֹתוֹ מָקוֹם נִכָּר בֵּין הַזָּכָר לַנְּקֵבָה. וְזֶהוּ שֶׁכָּתוּב (דברים ד) וּלְמִקְצֵה הַשָּׁמַיִם וְעַד קְצֵה הַשָּׁמָיִם. קְצֵה הַשָּׁמַיִם – זֶה הָעוֹלָם הָעֶלְיוֹן. וּלְמִקְצֵה הַשָּׁמַיִם – זֶה (הַמֶּלֶךְ שֶׁ) הַשָּׁלוֹם שֶׁלּוֹ. כְּמוֹ שֶׁזֶּה נוֹטֵל אֶת כָּל הָאוֹרוֹת וְכֻלָּם בּוֹ, אַף זֶה כָּךְ, נוֹטֵל כָּל הָאוֹרוֹת וְהוּא יוֹצֵא מִקְצֵה הַשָּׁמַיִם.
Commentaire de Zion Nefesh:
Traduction par Philippe LombardZohar Terouma
Suite du ZQ 5091
# 200
Il demande : Qui est « sa houppa » (חֻפָּתוֹ, chupato) ?
Et il répond : C’est Éden, qui est Hokhmah. Et tel est le secret :
«וְנָהָר יוֹצֵא מֵעֵדֶן»
« Et un fleuve sort d’Éden » (Genèse 2:10).
Éden — c’est la houppa qui couvre tout, c’est-à-dire qu’elle couvre et protège de toutes les klipot.
«יָשִׂישׂ כְּגִבּוֹר»
« Il se réjouit comme un homme puissant » (Psaumes 19:6). ) [ וְה֗וּא כְּ֭חָתָן יֹצֵ֣א מֵחֻפָּת֑וֹ יָשִׂ֥ישׂ כְּ֝גִבּ֗וֹר לָר֥וּץ אֹֽרַ ] [ Tel un époux sortant de sa houppa, il se réjouit comme un héros pour courir sa route. »]
«יָשִׂישׂ» provient du côté de la première lumière qui brilla durant les six jours de la création avant d’être cachée, dans laquelle il n’y avait absolument aucun jugement.
«כְּגִבּוֹר» cela vient du côté de Geboura. Et bien que Geboura soit jugement complet, il est écrit « comme un héros » (כְּגִבּוֹר) et non « héros » (גִּבּוֹר), parce qu’il a adouci le jugement par Hesse, et a pris tout ensemble — à la fois Hokhmah et les Hassadim – avec désir et volonté complète.
Et tout cela est « לָרוּץ אֹרַח »
« pour courir un chemin » (Psaumes 19:6),
comme il est dit :
«הַנּוֹתֵן בַּיָּם דָּרֶךְ»
« Celui qui donne un chemin dans la mer » (Isaïe 43:16) [ כֹּ֚ה אָמַ֣ר יְהֹוָ֔ה הַנּוֹתֵ֥ן בַּיָּ֖ם דָּ֑רֶךְ וּבְמַ֥יִם עַזִּ֖ים נְתִיבָֽה ] [ Ainsi parle YHVH : Celui qui ouvre un chemin dans la mer et un sentier dans les eaux puissantes.]
C’est-à-dire qu’il donne un chemin dans Malkhout, qui est appelée la mer, afin d’irriguer et d’achever l’illumination de la lune, qui est Malkhout, de tous côtés — c’est-à-dire de la Droite et de la Gauche — et d’ouvrir en elle un chemin (אֹרַח, orach) pour illuminer vers le bas.
C’est là le secret de la rectification de la clé (המפתחא, maftechah), appelée « chemin » (אֹרַח, orach), sans laquelle elle n’aurait pas pu illuminer.
Notes :
Le Zohar identifie la « houppa » (chupah, dais nuptial) du soleil (Zeir Anpin) comme étant Éden – Hokhmah Céleste — qui couvre et protège des klipot et d’où jaillit le fleuve du flux Divin.
Zeir Anpin émerge dans la joie (« יָשִׂישׂ כְּגִבּוֹר ») en unissant la première lumière pure (Hessed sans jugement) avec une Gébourah adoucie, prenant ensemble Hokhmah et les Hassadim dans un désir parfait.
Cela lui permet de « courir le chemin », c’est-à-dire d’ouvrir un canal rectifié (orach / maftechah) dans Malkhout (la mer / la lune) afin de transmettre l’illumination de tous côtés (droite et gauche), d’achever sa lumière et de permettre la révélation en bas.
Sans cette clé-chemin, Malkhout ne pourrait pas briller.
#201
« מִקְצֵה הַשָּׁמַיִם מוֹצָאוֹ »
« Depuis l’extrémité des cieux est sa sortie » (Psaumes 19:7) [ מִקְצֵ֤ה הַשָּׁמַ֨יִם ׀ מֽוֹצָא֗וֹ וּתְקוּפָת֥וֹ עַל־קְצוֹתָ֑ם וְאֵ֥ין נִ֝סְתָּ֗ר מֵחַמָּתֽוֹ
] [ Son lever est à une extrémité des cieux, et sa course atteint l’autre extrémité ; rien ne se dérobe à sa chaleur.]
cela signifie que depuis l’extrémité de ces cieux supérieurs, qui sont Zeir Anpin, il fait sortir l’abondance.
Car à l’achèvement de Tiféret — appelée le corps, qui est Yésod — il fait sortir son abondance.
Car en ce lieu, la distinction entre aspect masculin et féminin devient perceptible.
Et c’est ce qui est écrit :
« וּמִקְצֵה הַשָּׁמַיִם עַד קְצֵה הַשָּׁמָיִם »
« et depuis l’extrémité des cieux jusqu’à l’extrémité des cieux » (Deutéronome 4:32) [ כִּ֣י שְׁאַל־נָא֩ לְיָמִ֨ים רִֽאשֹׁנִ֜ים אֲשֶׁר־הָי֣וּ לְפָנֶ֗יךָ לְמִן־הַיּוֹם֙ אֲשֶׁר֩ בָּרָ֨א אֱלֹהִ֤ים ׀ אָדָם֙ עַל־הָאָ֔רֶץ וּלְמִקְצֵ֥ה הַשָּׁמַ֖יִם וְעַד־קְצֵ֣ה הַשָּׁמָ֑יִם הֲנִֽהְיָ֗ה כַּדָּבָ֤ר הַגָּדוֹל֙ הַזֶּ֔ה א֖וֹ הֲנִשְׁמַ֥ע כָּמֹֽהוּ
] [ Interroge donc les jours anciens qui t’ont précédé, depuis le jour où Dieu créa l’homme sur la terre, et d’une extrémité des cieux à l’autre : est-il jamais arrivé une chose aussi grande ? En a-t-on jamais entendu de semblable ?].
« L’extrémité des cieux » — c’est le monde supérieur, c’est-à-dire Zeir Anpin, qui est appelé « les cieux ».
Et « jusqu’à l’extrémité des cieux » — c’est sa paix (shalom), qui est Yésod.
De même que ce Zeir Anpin reçoit toutes les lumières et qu’elles sont toutes en lui, ainsi Yésod reçoit toutes les lumières et elles sont toutes en lui, et c’est lui qui sort depuis l’extrémité des cieux.
Notes :
Le Zohar interprète « מִקְצֵה הַשָּׁמַיִם מוֹצָאוֹ » (Psaumes 19:7) comme l’écoulement de l’abondance Divine provenant de Zeir Anpin (« les cieux »), spécifiquement à travers Yésod — la « fin » ou l’achèvement de Tiféret (le corps), où la distinction entre l’aspect masculin (Zeir Anpin) et l’aspect féminin (Malkhout) devient perceptible.
Yésod, appelé « shalom » (paix / harmonie), reçoit et contient toutes les lumières venant d’en haut, tout comme Zeir Anpin les reçoit lui-même, puis les transmet vers l’extérieur.
Cela souligne le rôle central de Yésod comme canal d’accomplissement et de révélation au jour du Shabbat, permettant la pleine transmission depuis les cieux supérieurs vers Malkhout.
