Daily Zohar 5103

218. אֶלָּא סוֹד זֶה, כְּשֶׁהַכִּסֵּא הַקָּדוֹשׁ מִתְעַטֵּר, וְנִכְלֶלֶת בַּתּוֹרָה שֶׁבִּכְתָב כָּל אוֹתָן דְּמֻיּוֹת, וְכָל אוֹתָם טְעָמִים וּמָסוֹרוֹת, כֻּלָּם נִכְנָסִים בִּגְנִיזָה וְנִרְשְׁמוּ בְּתוֹךְ הַכִּסֵּא הַקָּדוֹשׁ, וְאוֹתָן דְּיוֹקְנָאוֹת שֶׁהִכְנִיסָה תוֹרָה שֶׁבִּכְתָב בַּתּוֹרָה שֶׁבְּעַל פֶּה, וּבָהֶם הִתְעַבְּרָה כְּמוֹ אִשָּׁה שֶׁהִתְעַבְּרָה מֵהַזָּכָר, וְנִשְׁאֲרוּ הָאוֹתִיּוֹת הָעֶלְיוֹנוֹת לְבַדָּן בִּקְדֻשָּׁתָן כָּרָאוּי. וּלְהֵרָאוֹת בְּבֵית הַכְּנֶסֶת, שֶׁהֲרֵי מִתְבָּרֶכֶת וּמִתְעַטֶּרֶת הַכִּסֵּא מִסּוֹד תּוֹרָה שֶׁבִּכְתָב, וְשָׁם מַכְנִיסָה כָּל אוֹתָן דְּמֻיּוֹת וּמִתְקַדֶּשֶׁת מִמֶּנּוּ, צָרִיךְ לְהֵרָאוֹת בָּאוֹתִיּוֹת לְבַדָּן כָּרָאוּי.
Commentaire de Zion Nefesh:
Traduction par Philippe LombardZohar Vayakhel
Suite du ZQ 5102
#217
Le secret du Sefer Torah en ce jour. Nous l’avons déjà expliqué.
Nous avons appris qu’il est écrit :
«וַיִּקְרְאוּ בְּסֵפֶר תּוֹרַת אֱלֹהִים מְפֹרָשׁ וְשׂוֹם שֶׂכֶל וַיָּבִינוּ בַּמִּקְרָא»
« Et ils lisaient dans le livre de la Torah de Dieu, clairement expliqué, en donnant le sens, et ils comprenaient ce qui était écrit » (Néhémie 8:8).
Et nous avons établi que le secret des ta’amei ha-mikra (les accents de cantillation), la massorète (la tradition / les annotations), ainsi que tous ces détails précis et les secrets Célestes – tout fut transmis à Moshé sur le mont Sinaï.
Il demande : si la Torah fut transmise à Moshé avec tous ces détails précis, pourquoi le Sefer Torah – qui contient tous ces éléments saints – manque-t-il de toutes ces rectifications et de ces secrets qui furent transmis à Moshé dans la Torah ?
Notes :
Une question profonde est soulevée au sujet du Sefer Torah au Chabbat : Néhémie 8:8 décrit la lecture publique avec clarté, intelligence et compréhension, ce qui implique que Moshé reçut la Torah au Sinaï avec tous ses taʿamei ha-mikra (les accents de cantillation bibliques), la massorète (les traditions scribales) et les secrets Célestes.
Cependant, le Sefer Torah matériel semble dépourvu de ces marques explicites et de ces détails.
Cela prépare la révélation d’un secret kabbalistique plus profond : le Sefer Torah visible (la Torah écrite / Tiféret) est le réceptacle des aspects cachés, oraux et Célestes (la Torah orale / Malkhout), lesquels sont pleinement présents dans son essence intérieure et se révèlent par l’intention juste et la lecture appropriée au Chabbat.
#218
Et il répond : ce secret est le suivant. Lorsque le saint Trône — qui est Malkhout — est paré et inclus dans la Torah écrite, qui est Tiféret, alors toutes ces formes, ainsi que tous ces taʿamim (les accents de cantillation) et la massorète (les traditions et les annotations) – tous entrent cachés et inscrits dans le saint Trône à partir de Tiféret.
Et ces formes que la Torah écrite – Tiféret – a insérées dans la Torah orale – Malkhout – elle en est fécondée, comme une femme fécondée par un homme.
Et les lettres Célestes qui se trouvent dans la Torah écrite demeurent seules dans leur sainteté, comme il convient, sans aucune forme.
Et pour montrer dans la synagogue : car le Trône, qui est Malkhout, est béni et couronné à partir du secret de la Torah écrite, et là, dans Malkhout, il a inséré toutes ces formes qui sont les taʿamim et la tradition, comme il a été expliqué plus haut, et elle est sanctifiée par lui.
Et il est nécessaire de montrer les lettres seules, comme il convient.
Notes :
Le Sefer Torah matériel ne montre que les lettres seules (la Torah écrite / Tiféret), sans les taʿamim visibles ni la massorète, parce que ces formes Célestes, transmises à Moshé au Sinaï, sont cachées dans Malkhout (le Trône / la Torah orale).
Lorsque Malkhout s’élève et s’unit à Tiféret au jour du Chabbat, elle reçoit et est fécondée par ces formes cachées à l’instar d’une femme qui conçoit d’un homme, et elle devient bénie, couronnée et sanctifiée par elles.
Les lettres seules sont montrées dans la synagogue afin de souligner la pureté et la sainteté de la Torah écrite dans sa forme essentielle, tandis que tous les secrets — les taʿamim, la massorète et les structures supérieures — demeurent inscrits et actifs dans Malkhout, se révélant par l’étude intérieure et l’union.
