Le Zohar Quotidien # 5121 – Vayikra – Ne Dévoile pas La Nudité de ta Mère




Daily Zohar 5121

Holy Zohar text. Daily Zohar -5121

252. שָׁנִינוּ, בְּאַרְבַּע תְּקוּפוֹת הַשָּׁנָה הַקּוֹל נִפְסָק, וּמִתְעוֹרְרִים הַדִּינִים, וְהַתְּשׁוּבָה תְלוּיָה עַד שֶׁמִּתְתַּקֵּן. וּכְשֶׁהַדִּינִים מִתְעוֹרְרִים, יוֹצֵא קוֹל, וְאַרְבַּע זָוִיּוֹת (פְּעָמִים) הָעוֹלָם עוֹלִים וְיוֹרְדִים. הַכָּרוֹז קוֹרֵא, וְאֵין מִי שֶׁיַּשְׁגִּיחַ וְיִתְעוֹרֵר. וְהַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא מְזֻמָּן, אִם יָשׁוּבוּ – יָשׁוּב, וְאִם לֹא – (הַכֹּל ס »א הַקּוֹל) נִפְסָק, וְהַדִּינִים נַעֲשִׂים, וְאָז נִקְרָא וַיִּתְעַצֵּב, וַיִּתְעַצֵּב בַּבָּתִּים הַחִיצוֹנִים.
253. אָמַר רַבִּי יְהוּדָה, שָׁנִינוּ, מִיּוֹם שֶׁנֶּחֱרַב בֵּית הַמִּקְדָּשׁ אֵין יוֹם שֶׁלֹּא נִמְצָא בּוֹ כַּעַס רַע, מָה הַטַּעַם? מִשּׁוּם שֶׁשָּׁנִינוּ, אָמַר רַבִּי יוּדָאִי אָמַר רַבִּי יֵיסָא, נִשְׁבַּע הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא שֶׁלֹּא יִכָּנֵס בִּירוּשָׁלַיִם שֶׁל מַעְלָה עַד שֶׁיִּכָּנְסוּ יִשְׂרָאֵל לִירוּשָׁלַיִם שֶׁל מַטָּה. וּמִשּׁוּם כָּךְ נִמְצֵאת רִתְחָה בָּעוֹלָם.
254. אָמַר רַבִּי יוֹסֵי, כָּתוּב עֶרְוַת אָבִיךָ וְעֶרְוַת אִמְּךָ לֹא תְגַלֵּה. וְכָתוּב אִמְּךָ הִיא לֹא תְגַלֶּה עֶרְוָתָהּ. וְשָׁנִינוּ, אִמְּךָ הִיא וַדַּאי. הֲרֵי אִם גִּלָּה עֶרְוָתָהּ, לָמָּה צָרִיךְ לְהָשִׁיב אוֹתָהּ? וַדַּאי לְתַקֵּן אֶת מַה שֶּׁגִּלָּה.


Commentaire de Zion Nefesh:

Traduction par Philippe Lombard

Zohar Vayikra
Suite du ZQ 5120

#252

Nous avons appris :

Aux quatre saisons de l’année, la voix se suspend, et les dinim (jugements) s’éveillent, comme cela est expliqué dans Yitro.

La techouva demeure alors en suspens, jusqu’à ce qu’elle soit réparée. Lorsque les jugements s’éveillent, une voix se fait entendre, et les quatre extrémités du monde montent et descendent.

Un héraut appelle, mais personne n’écoute, personne ne s’éveille.

Et Le Très-Saint, Béni Soit-Il, est prêt : si les hommes reviennent par la techouva, les jugements retournent à leur place. Mais s’ils ne reviennent pas, la voix se retire, et les jugements s’accomplissent.

Alors il est dit : « וַיִּתְעַצֵּב » « Et Il s’attrista » (Genèse 6:6) [ וַיִּנָּ֣חֶם יְהֹוָ֔ה כִּֽי־עָשָׂ֥ה אֶת־הָֽאָדָ֖ם בָּאָ֑רֶץ וַיִּתְעַצֵּ֖ב אֶל־לִבּֽוֹ ] [ Et YHVH se laissa apaiser – ou se ravisa – d’avoir fait l’homme sur la terre, et Il s’attrista en Son cœur. ]

Et « וַיִּתְעַצֵּב » signifie : que cela se produit dans les demeures extérieures, c’est-à-dire dans les klipot.

Notes :
Il existe des moments critiques, aux changements des quatre saisons, où la voix céleste se tait et où les jugements rigoureux s’éveillent.

Un héraut appelle à la techouva, mais si l’humanité ne répond pas, les jugements s’accomplissent et le monde entre dans une forme de tristesse : « וַיִּתְעַצֵּב » — « Il s’attrista »

En ces temps-là, la techouva peut adoucir les jugements et rétablir l’équilibre.

#253

Rabbi Yehuda dit : Nous avons appris que, depuis le jour où le Temple a été détruit, il n’y a pas un seul jour sans une forme de colère dans le monde.

Quelle en est la raison ? C’est parce que nous avons appris :

Rabbi Youdaï a dit au nom de Rabbi Yissa : Le Très-Saint, Béni Soit-Il, a juré qu’Il n’entrerait pas dans la Jérusalem supérieure – qui est Malkhout – tant qu’Israël n’entrera pas dans la Jérusalem inférieure. Et c’est pour cela que la colère se trouve dans le monde. Cependant, ce serment concerne les temps fixés. Car en dehors de ces temps, il existe encore une union de Zeir Anpin et Malkhout, même durant les jours d’exil : au moment de la prière, pendant les Chabbatot, et lors des fêtes.

Notes :
Depuis la destruction du Temple, une tension constante — une forme de rigueur — traverse le monde.

Pourquoi ?

Parce que Le Très-Saint, Béni Soit-Il, a juré de ne pas entrer pleinement dans la Jérusalem supérieure – Malkhout –
tant qu’Israël n’entre pas dans la Jérusalem terrestre.

Cela engendre un état de séparation, où le jugement peut se manifester. Cependant, même en exil,
tout n’est pas rompu. Il existe encore des moments d’union
entre Zeir Anpin et Malkhout : au moment de la prière, pendant le Shabbat, et lors des fêtes.

#254

Rabbi Yossi dit : Il est écrit :

« עֶרְוַת אָבִיךָ וְעֶרְוַת אִמְּךָ לֹא תְגַלֵּה »
« Tu ne découvriras pas la nudité de ton père ni celle de ta mère » (Lévitique 18:7) [ עֶרְוַ֥ת אָבִ֛יךָ וְעֶרְוַ֥ת אִמְּךָ֖ לֹ֣א תְגַלֵּ֑ה אִמְּךָ֣ הִ֔וא לֹ֥א תְגַלֶּ֖ה עֶרְוָתָֽהּ ] [Tu ne découvriras pas la nudité de ton père ni la nudité de ta mère.
Elle est ta mère ; tu ne découvriras pas sa nudité. ]

Et il est aussi écrit :

« עֶרְוַת אִמְּךָ לֹא תְגַלֵּה »
« Tu ne découvriras pas la nudité de ta mère ».

Et nous avons appris :

« אִמְּךָ הִיא »
« Elle est ta mère » – assurément.

Cela désigne Malkhout qui est la mère d’Israël. Et si quelqu’un a dévoilé sa nudité, pourquoi doit-il la restaurer par le secret de la téchouva ?

C’est, en vérité, afin de réparer ce qu’il a dévoilé, de restaurer ce qui a été altéré.

Notes :
L’interdit de la Torah de « découvrir la nudité de sa mère » renvoie, dans le langage du Zohar, à Malkhout, la mère d’Israël. « Découvrir sa nudité » signifie alors porter atteinte à Malkhout ou l’exposer par la faute, ce qui engendre un défaut spirituel dans le féminin Divin.

Et s’il a découvert sa nudité, il doit la faire revenir par le secret de la Téchouva, afin de réparer ce qu’il a dévoilé
et de restaurer ce qui a été altéré en Malkhout.

Cela enseigne que les fautes commises en bas atteignent la Shékina – Malkhout – et que la Téchouva consiste à corriger cette altération, afin que Malkhout revienne à son état juste – voilée et honorée.