Daily Zohar 5124

261. אָמַר רַבִּי יְהוּדָה, הַכֹּל בִּכְלָל, הַכֹּל סְתָם. וְכָתוּב (דברים יג) לְמַעַן יָשׁוּב ה’ מֵחֲרוֹן אַפּוֹ וְנָתַן לְךָ רַחֲמִים. אָמַר רַבִּי יִצְחָק, הַכֹּל הוּא וַדַּאי, וַהֲרֵי בֵּאַרְנוּ אֶת הַדְּבָרִים לִפְנֵי רַבִּי שִׁמְעוֹן.
262. וְהֵשִׁיב אֶת הַגְּזֵלָה. שָׁם שָׁאֲלוּ הַחֲבֵרִים, מִפְּנֵי מָה בִּגְזֵלָה כָּתוּב וְהֵשִׁיב אֶת הַגְּזֵלָה, וְלֹא יוֹתֵר? אֶלָּא הֲרֵי בֵּאַרְנוּ, שֶׁזֶּה שָׂם יִרְאָה הָעֶלְיוֹנָה כְּמוֹ הַתַּחְתּוֹנָה, וְזֶה שֶׁגּוֹנֵב שָׂם אֶת הַיִּרְאָה הַתַּחְתּוֹנָה כְּנֶגְדּוֹ, וְלֹא הַיִּרְאָה הָעֶלְיוֹנָה.
Commentaire de Zion Nefesh:
Traduction par Philippe LombardZohar Vayikra
Suite du ZQ 5123
#260
Nous avons appris : À ce moment-là, lorsque les actions sont rectifiées en bas et que Ima (Binah) est dans la joie,
alors Atika Kadisha – qui est Keter – se révèle, et la lumière revient à Zeir Anpin.
Alors tout est dans la joie, tout est dans la perfection, et les bénédictions se trouvent en tout, et les Rahamim sont prêts, et tous les mondes sont dans la joie.
C’est ce qui est écrit :
« יָשׁוּב יְרַחֲמֵנוּ יִכְבֹּשׁ עֲוֹנֹתֵינוּ »
« Il reviendra et aura compassion de nous, Il soumettra nos fautes » (Michée 7:19) [ יָשׁ֣וּב יְרַחֲמֵ֔נוּ יִכְבֹּ֖שׁ עֲוֺנֹתֵ֑ינוּ וְתַשְׁלִ֛יךְ בִּמְצֻל֥וֹת יָ֖ם כׇּל־חַטֹּאותָֽם ] [ Il reviendra et aura compassion de nous, Il soumettra nos fautes, et Il jettera toutes leurs fautes dans les profondeurs de la mer.]
Qui reviendra ? C’est Atika Kadisha qui reviendra pour se révéler dans Zeir Anpin, car Il revient à la révélation après avoir été caché au commencement.
Et tout est appelé Téchouva, d’après le nom de Atika Kadisha, qui est revenu à la révélation.
#261
Rabbi Yehuda dit : Tout est inclus dans « יָשׁוּב » — « Il reviendra », comme Atika Kadisha. Tout est général, sans distinction.
Et il est écrit : « לְמַעַן יָשׁוּב יְהוָה מֵחֲרוֹן אַפּוֹ וְנָתַן לְךָ רַחֲמִים» « Afin que YHVH revienne de l’ardeur de Sa colère
et qu’Il te donne Rahamim » (Deutéronome 13:18) [ וְלֹֽא־יִדְבַּ֧ק בְּיָדְךָ֛ מְא֖וּמָה מִן־הַחֵ֑רֶם לְמַ֩עַן֩ יָשׁ֨וּב יְהֹוָ֜ה מֵחֲר֣וֹן אַפּ֗וֹ וְנָֽתַן־לְךָ֤ רַחֲמִים֙ וְרִֽחַמְךָ֣ וְהִרְבֶּ֔ךָ כַּאֲשֶׁ֥ר נִשְׁבַּ֖ע לַאֲבֹתֶֽיךָ ] [ Rien de ce qui est voué à l’anathème ne s’attachera à ta main,
afin que YHVH revienne de l’ardeur de Sa colère, et qu’Il te donne Rahamim, qu’Il ait compassion de toi et te multiplie, comme Il l’a juré à tes pères.]
Rabbi Yits’hak dit : « Tout est assurément inclus dans la Téchouva. Et ainsi avons-nous établi ces choses
devant Rabbi Shimon. »
Notes :
Lorsque les actes sont rectifiés en bas et que Ima (Binah) est dans la joie, alors Atika Kadisha (Keter) se révèle dans Zeir Anpin, et la lumière revient, apportant perfection, joie et bénédictions dans tous les mondes.
Cette révélation du niveau le plus caché est l’essence intérieure de la Téchouva.
Le verset : « Il reviendra et aura compassion de nous » désigne avant tout le retour de Atika Kadisha à la révélation dans Zeir Anpin.
Tout est inclus dans ce « יָשׁוּב » — ce retour : du plus haut – Atika Kadisha – jusqu’au plus bas. Tout le processus de rectification, depuis le niveau inférieur jusqu’au retour de Atika Kadisha, est appelé Téchouva.
C’est la Téchouva complète, qui soumet les fautes et éveille la miséricorde suprême sur le monde.
#262
« Et il restituera ce qu’il a volé » – les compagnons ont demandé :
— Pourquoi, dans le cas du voleur violent (gazlan), est-il écrit :
« וְהֵשִׁיב אֶת הַגְּזֵלָה »
« et il restituera ce qu’il a volé », et rien de plus, tandis que pour le voleur (ganav), il est écrit qu’il doit payer le double,
ou quatre et cinq fois ?
Et il répond :
— Ainsi avons-nous établi : Ce voleur violent a égalé la crainte supérieure avec la crainte inférieure – la crainte des hommes. C’est-à-dire : il ne craint ni Le Très-Saint, Béni Soit-Il, ni les hommes.
Mais ce voleur-là (ganav) n’a que la crainte inférieure – celle des hommes, et non la crainte supérieure. Et il se trouve qu’il a donné plus d’importance à la crainte des hommes qu’à la crainte de Dieu.
Notes :
Le Zohar explique la différence entre les sanctions de la Torah pour le vol violent (gazlan) et le vol furtif (ganav).
Le gazlan vole ouvertement, avec audace :
— il ne possède aucune crainte, et il met au même niveau la crainte supérieure et la crainte des hommes –autrement dit il n’en a aucune.
Le ganav, en revanche, vole en secret :
— il possède encore une certaine crainte des hommes, même s’il n’a pas la crainte de Le Très-Saint, Béni Soit-Il,.
Parce que la faute du voleur violent révèle un défaut spirituel plus grave – une absence totale de crainte du Divin – la Torah n’exige que la restitution simple.
Le voleur (ganav), dont la faute est moins manifeste, doit payer le double – ou davantage –
comme une réparation plus forte. Cela enseigne que la gravité de la faute ne se mesure pas seulement à l’acte lui-même, mais à ce qui le sous-tend :
— la crainte du Ciel
ou
— la crainte des hommes.
