Daily Zohar 5138

289. וְסוֹד הַדָּבָר – בְּכָל מָקוֹם שֶׁאֵין נִמְצָאִים זָכָר וּנְקֵבָה, אֵין בְּרָכוֹת שׁוֹרוֹת עָלָיו, וְלָכֵן הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא גּוֹעֶה וּבוֹכֶה, כְּמוֹ שֶׁנֶּאֱמַר (ירמיה כח) שָׁאֹג יִשְׁאַג עַל נָוֵהוּ. וּמַה הוּא אוֹמֵר? אוֹי שֶׁהֶחֱרַבְתִּי אֶת בֵּיתִי וְשָׂרַפְתִּי אֶת הֵיכָלִי וְכוּ’.
Commentaire de Zion Nefesh:
Traduction par Philippe LombardZohar Vayikra
Suite du ZQ 5137
#288
Dans le livre de Rav Hamnouna Saba, il est dit : tant que la Communauté d’Israël se trouve avec le Très-Saint, Béni soit-Il, comme si le Très-Saint, Béni soit-Il était dans la perfection, et Il fait paître avec désir – Lui-même et les autres.
« Lui-même » – c’est-à-dire qu’Il se nourrit de la succion de ce lait de Ima Céleste, recevant l’abondance de Binah.
Et de cette succion dont Il se nourrit, Il abreuve tous les autres et les nourrit.
Et nous avons appris que Rabbi Shimon a dit : tant que la Communauté d’Israël se trouve avec le Très-Saint, Béni soit-Il, le Très-Saint, Béni soit-Il est dans la perfection et dans la joie, et les bénédictions sont en Lui, et elles procèdent de Lui vers tous les autres, c’est-à-dire vers tous les mondes.
Et tant que la Communauté d’Israël ne se trouve pas avec le Très-Saint, Béni soit-Il, c’est comme si les bénédictions étaient retenues en Lui et en tous les autres.
#289
Et le secret de la chose est : en tout lieu où le masculin et le féminin ne se trouvent pas, les bénédictions ne peuvent résider
Et c’est pourquoi le Très-Saint, Béni soit-Il rugît et pleure, comme il est dit :
« שָׁאֹג יִשְׁאַג עַל נָוֵהוּ »
« Il rugira puissamment sur Sa demeure » Jérémie 25:30 [ וְאַתָּה֙ תִּנָּבֵ֣א אֲלֵיהֶ֔ם אֵ֥ת כׇּל־הַדְּבָרִ֖ים הָאֵ֑לֶּה וְאָמַרְתָּ֣ אֲלֵיהֶ֗ם יְהֹוָ֞ה מִמָּר֤וֹם יִשְׁאָג֙ וּמִמְּע֤וֹן קׇדְשׁוֹ֙ יִתֵּ֣ן קוֹל֔וֹ שָׁאֹ֤ג יִשְׁאַג֙ עַל־נָוֵ֔הוּ הֵידָד֙ כְּדֹרְכִ֣ים יַעֲנֶ֔ה אֶ֥ל כׇּל־יֹשְׁבֵ֖י הָאָֽרֶץ ] [ Et toi, tu prophétiseras contre eux
toutes ces paroles, et tu leur diras : YHVH rugira d’en haut, et de Sa demeure sainte Il fera entendre Sa voix ; Il rugira puissamment sur Sa demeure, Il poussera un cri comme ceux qui foulent le raisin, contre tous les habitants de la terre.]
Et que dit-Il ? « Malheur à Moi, car J’ai détruit Ma maison et brûlé Mon Temple… » (Yévamot 62b).
Notes :
Le Zohar souligne que l’union du Très-Saint (Zeir Anpin) et de la Communauté d’Israël (Malkhout) est la source de toute bénédiction et de toute perfection.
Lorsqu’ils sont unis, Zeir Anpin reçoit de Binah et transmet l’abondance à tous les mondes, apportant joie et complétude.
Lorsqu’ils sont séparés, les bénédictions sont retenues à tous les niveaux. Cette séparation engendre une souffrance d’en haut : le Très-Saint « rugit et pleure », déplorant la destruction de Sa maison et de Son Temple.
Cet enseignement révèle que la racine de l’exil et de toute retenue des bénédictions est l’absence d’union entre le masculin et le féminin du Divin.
Seule leur réunion rétablit le flux de bénédiction dans toute la Création.
