Daily Zohar 5153

313. וּכְשֶׁהַשָּׁלִיחַ הוּא צַדִּיק כָּרָאוּי, אַשְׁרֵי הָעָם, שֶׁכָּל הַדִּינִים מִסְתַּלְּקִים מֵהֶם עַל יָדוֹ, כָּל שֶׁכֵּן הַכֹּהֵן שֶׁעָלָיו מִתְבָּרְכִים עֶלְיוֹנִים וְתַחְתּוֹנִים. אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר, וְעַל זֶה, כֹּהֵן וְלֵוִי טֶרֶם שֶׁיַּעֲלֶה לָעֲבוֹדָה, בּוֹדְקִים אַחֲרָיו, וְיוֹדְעִים דְּרָכָיו וּמַעֲשָׂיו. וְאִם לֹא, אֵינוֹ עוֹלֶה לָעֲבוֹדָה, וְכֵן בַּסַּנְהֶדְרִין כְּדֵי לָדוּן דִּין.
Commentaire de Zion Nefesh:
Traduction par Philippe LombardZohar Vayikra
Suite du ZQ 5153
#312
En ce jour, le peuple doit veiller à ce qu’il existe un homme complet en toute chose, qui connaisse les voies du Roi Saint et connaisse l’honneur du Roi, afin qu’il prie pour eux la prière de ce jour, et qu’il fasse résonner la voix du Chofar dans tous les mondes, avec l’intention du cœur, la sagesse, la volonté, et la perfection, afin que, par lui, le jugement ( (דין) (din)) s’éloigne du monde.
Malheur à ceux dont l’émissaire (pour le souffle du Chofar) n’est pas trouvé digne, car les fautes du monde viendront à être rappelées à cause de lui.
C’est ce qui est écrit : « Si le prêtre oint faute » – lui qui est l’émissaire de tout Israël – « c’est pour la culpabilité du peuple », car le jugement demeure sur le peuple.
#313
Et lorsque l’émissaire (שליח ציבור, shaliah tsibbour) de la communauté est digne comme il convient, heureux est le peuple, car tous les jugements (dinim) s’éloignent d’eux par lui. Et plus encore le prêtre, car par lui les mondes supérieurs et inférieurs sont bénis.
Rabbi Eléazar dit : c’est pourquoi, avant qu’un prêtre ou un Lévite ne monte au service, on enquête à son sujet et on examine ses voies et ses actes. Et sinon, il ne monte pas au service.
De même, dans le Sanhédrin, on n’accepte pas un homme dans le Sanhédrin sans l’avoir examiné afin de déterminer s’il est digne de cette fonction.
Notes :
Le Zohar souligne l’immense responsabilité de celui qui sert comme émissaire de la communauté à Roch Hachana, particulièrement le Grand Prêtre ou celui qui souffle du Chofar.
Il doit être un homme accompli en toute chose, qui connaît les voies du Roi et l’honneur du Roi, et qui peut diriger sa prière et les souffles du Chofar avec une Kavana parfaite, afin que les jugements rigoureux soient éloignés du monde.
Si l’émissaire n’est pas digne, les fautes de tout le peuple sont rappelées à cause de lui.
À l’inverse, lorsqu’il est véritablement digne, tous les jugements sont adoucis, et la bénédiction s’écoule vers les mondes supérieurs et inférieurs.
C’est pourquoi, au temps du Temple, les prêtres et les Lévites étaient rigoureusement examinés avant d’entrer dans le service, et les membres du Sanhédrin étaient soigneusement éprouvés.
Cet enseignement met en lumière le fait qu’à Roch Hachana, la qualité spirituelle et les intentions des dirigeants qui accomplissent les Mitzvot centrales déterminent directement le destin du peuple.
