Daily Zohar 4728

159. בֹּא רְאֵה, בַּהַתְחָלָה כָּתוּב וְנָקוּמָה וְנַעֲלֶה בֵּית אֵל וְגוֹ’, הִכְלִיל בָּנָיו עִמּוֹ, וְאַחַר כָּךְ כָּתוּב וְאֶעֱשֶׂה שָּׁם מִזְבֵּחַ, וְלֹא כָתוּב וְנַעֲשֶׂה, שֶׁהוֹצִיא אוֹתָם מִכְּלַל זֶה. מָה הַטַּעַם? מִשּׁוּם שֶׁעָלָיו הָיָה הַדָּבָר. יַעֲקֹב תִּקֵּן תְּפִלַּת עַרְבִית וַדַּאי, וְהוּא עָשָׂה מִזְבֵּחַ וְעָלָיו הָיָה הַדָּבָר, וּמִשּׁוּם שֶׁהוּא עָבַר כָּל אוֹתָן צָרוֹת מִיּוֹם שֶׁבָּרַח מִלִּפְנֵי אָחִיו, שֶׁכָּתוּב וַיְהִי עִמָּדִי בַּדֶּרֶךְ אֲשֶׁר הָלָכְתִּי, וְהֵם בָּאוּ אַחַר כָּךְ לָעוֹלָם, וְעַל זֶה לֹא הִכְנִיס אוֹתָם עִמּוֹ.
160. רַבִּי אֶלְעָזָר אָמַר, מִכָּאן מִי שֶׁנַּעֲשָׂה לוֹ נֵס, צָרִיךְ לְהוֹדוֹת. מִי שֶׁאוֹכֵל לֶחֶם בְּשֻׁלְחָן, הוּא צָרִיךְ לְבָרֵךְ, וְלֹא אַחֵר שֶׁלֹּא אָכַל דָּבָר.
Commentaire de Zion Nefesh:
Traduction par Philippe LombardZohar Vayichlach
Suite du ZQ 4727
#158
Venez voir, Jacob était un homme complet à tous égards, et il s’est attaché au Très-Saint, Béni Soit-Il.
Qu’est-il écrit ? « וְנָקוּמָה וְנַעֲלֶה בֵּית אֵל » « Levons-nous et montons à Béthel… » (Genèse 35, 3). Immédiatement après, il est écrit : « וַיִּתְּנוּ אֶל-יַעֲקֹב אֵת כָּל-אֱלֹהֵי הַנֵּכָר » « Et ils donnèrent à Jacob tous les dieux étrangers… » (Genèse 35:4). On apprend dès lors qu’une personne doit louer le Très-Saint, Béni Soit-Il, et lui rendre grâce pour les miracles et les bienfaits qu’il a accomplis en sa faveur. C’est ainsi qu’il est écrit : « וַיְהִי עִמָּדִי בַּדֶּרֶךְ אֲשֶׁר הָלָכְתִּי ». « Qui était avec moi sur le chemin que j’ai suivi » (Genèse 35:3).
#159
Venez voir, dans un premier temps, ce qui est écrit : « Levons-nous et montons à Béthel « (Genèse 35, 3), au pluriel, car Jacob inclut ses fils avec lui. Cependant, par la suite, il est écrit : « וְאֶעֱשֶׂה שָׁם מִזְבֵּחַ לָאֵל » « Et là je dresserai un autel », au singulier, et non pas « et nous dresserons » au pluriel.
L’exclusion de ses fils dans cette affaire soulève une question. Quelle en est la raison ?
C’est que cet acte ne concernait que Jacob lui-même. En effet, Jacob avait établi la prière d’Arvit, qui est la rectification de la Noukva, et c’est lui seul qui avait fait l’autel, qui symbolise la rectification de la Noukva. Il s’agissait donc d’une question qui lui était propre et qui ne concernait pas ses fils.
La raison est que Jacob a supporté seul tous ces ennuis depuis le jour où il a fui son frère Ésaü, ainsi qu’il est écrit : « Qui était avec moi sur le chemin que j’ai suivi » (Genèse 35:3). Et ses fils sont venus au monde par la suite, alors qu’il avait déjà été délivré de ces difficultés. C’est pourquoi il ne les a pas inclus dans la rectification de l’autel et a plutôt dit : « Et là je dresserai un autel », soulignant ainsi qu’il s’agissait d’une tâche qui lui incombait à lui seul.
#160
Rabbi Eléazar dit : Nous apprenons ici que celui pour qui le miracle a été accompli est celui qui doit rendre grâce. De même, celui qui a mangé du pain à table est celui qui doit réciter la bénédiction et non celui qui n’a rien mangé. C’est pourquoi Jacob a dit : « Et je ferai là un autel » (Genèse 35:3) et n’a pas dit “Et nous ferons”, comme nous l’avons expliqué plus haut.
