Le Zohar Quotidien # 5288 – Vayéra – Des Villes à Éviter

Zohar Vayéra

Suite du ZQ 5287

# 212

Et c’est pourquoi tous les habitants du monde retenaient leurs pas pour ne pas y entrer. Et celui qui y entrait, « דַּלּוּ מֵאֱנוֹשׁ נָעוּ » « ils sont rejetés du reste des mortels » (Job 28:4, Septante). Car ils épuisaient les forces de son corps par la faim, ne lui donnant ni à manger ni à boire, et son apparence devenait différente de celle des autres habitants du monde. Comme il est écrit : « Ils sont suspendus loin des hommes ; ils vacillent. » Il est écrit ici : « Ils vacillent », et il est écrit ailleurs : « נָעוּ מַעְגְּלֹתֶיהָ » « ses sentiers sont glissants et difficiles à suivre » (Proverbes 5:6, Septante). Le sens de « ils vacillent » est que ses sentiers déviaient et ne pouvaient être trouvés ; de même, ici, « ils sont suspendus loin de la terre, ils vacillent » signifie qu’ils détournaient leurs sentiers et leurs chemins pour ne pas y entrer. Même les oiseaux du ciel se retenaient d’y entrer. Comme il est écrit : « נָתִיב לֹא יְדָעוֹ עָיִט » « Le sentier ? L’oiseau ne l’a pas connu » (Job 28:7, Septante). C’est pourquoi le monde entier criait contre Sodome et Gomorrhe, et contre toutes les villes, car elles étaient toutes semblables.

Notes : Les gens détournaient leurs pas et leurs chemins de Sodome, et ceux qui y entraient étaient abandonnés à la faim jusqu’à ce que leur apparence change. Même les oiseaux évitaient ce lieu. Le monde entier criait contre ces villes, car elles étaient toutes semblables.

Note de traduction : les citations bibliques françaises suivent la Septante dans la traduction de Pierre Giguet. Les reprises explicatives conservent les images de l’hébreu commenté par le Zohar, notamment « ils sont suspendus » et « ils vacillent », que la Septante ne restitue pas dans les mêmes termes.