Daily Zohar 5125

264. רַבִּי אַבָּא הָיָה יוֹשֵׁב לִפְנֵי רַבִּי שִׁמְעוֹן. נִכְנָס רַבִּי אֶלְעָזָר בְּנוֹ. אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן, כָתוּב (תהלים צב) צַדִּיק כַּתָּמָר יִפְרָח וְגוֹ’. צַדִּיק כַּתָּמָר, מַה זֶּה כַּתָּמָר? שֶׁהֲרֵי מִכָּל הָאִילָנוֹת שֶׁל הָעוֹלָם, אֵין מִי שֶׁמִּתְעַכֵּב לִפְרֹחַ כְּמוֹ תָמָר שֶׁעוֹלֶה לְשִׁבְעִים שָׁנִים. מָה הַטַּעַם כַּתָּמָר? אֶלָּא אַף עַל גַּב שֶׁהַכָּתוּב מֵעִיד, הַחֲבֵרִים כֻּלָּם אֵין רוֹצִים לְגַלּוֹת.
Commentaire de Zion Nefesh:
Traduction par Philippe LombardZohar Vayikra
Suite du ZQ 5124
#263
Qu’est-il écrit plus haut ?
« נֶפֶשׁ כִּי תֶחֱטָא »
« Lorsqu’une âme faute » (Lévitique 5:21) [ נֶ֚פֶשׁ כִּ֣י תֶחֱטָ֔א וּמָעֲלָ֥ה מַ֖עַל בַּיהֹוָ֑ה וְכִחֵ֨שׁ בַּעֲמִית֜וֹ בְּפִקָּד֗וֹן אֽוֹ־בִתְשׂ֤וּמֶת יָד֙ א֣וֹ בְגָזֵ֔ל א֖וֹ עָשַׁ֥ק אֶת־עֲמִיתֽוֹ] [ Lorsqu’une âme faute et commet une faute envers YHVH, en mentant à son prochain au sujet d’un dépôt, ou d’une chose remise en main, ou par vol, ou en opprimant son prochain. ]
Et cela est comme nous l’avons dit : la Torah et Le Très-Saint, Béni Soit-Il, s’étonnent d’elle et disent : « Lorsqu’une âme faute… »
Et il est écrit :
« וְנֶפֶשׁ כִּי תִמְעֹל מַעַל »
« Lorsqu’une âme commet une faute… » (Lévitique 5:15) [נֶ֚פֶשׁ כִּֽי־תִמְעֹ֣ל מַ֔עַל וְחָֽטְאָה֙ בִּשְׁגָגָ֔ה מִקׇּדְשֵׁ֖י יְהֹוָ֑ה וְהֵבִיא֩ אֶת־אֲשָׁמ֨וֹ לַֽיהֹוָ֜ה אַ֧יִל תָּמִ֣ים מִן־הַצֹּ֗אן בְּעֶרְכְּךָ֛ כֶּֽסֶף־שְׁקָלִ֥ים בְּשֶֽׁקֶל־הַקֹּ֖דֶשׁ לְאָשָֽׁם ] [ Lorsqu’une âme commet une faute et pèche par inadvertance à l’égard des choses consacrées à YHVH, elle apportera son offrande de culpabilité à YHVH : un bélier sans défaut, pris du troupeau, évalué selon ta valeur en sicles d’argent, selon le sicle du sanctuaire, comme offrande de culpabilité.]
ou :
« נֶפֶשׁ כִּי תִשָּׁבַע »
« Lorsqu’une âme jure… » (Lévitique 5:4) [ א֣וֹ נֶ֡פֶשׁ כִּ֣י תִשָּׁבַע֩ לְבַטֵּ֨א בִשְׂפָתַ֜יִם לְהָרַ֣ע ׀ א֣וֹ לְהֵיטִ֗יב לְ֠כֹ֠ל אֲשֶׁ֨ר יְבַטֵּ֧א הָאָדָ֛ם בִּשְׁבֻעָ֖ה וְנֶעְלַ֣ם מִמֶּ֑נּוּ וְהוּא־יָדַ֥ע וְאָשֵׁ֖ם לְאַחַ֥ת מֵאֵֽלֶּה] [ Ou lorsqu’une âme jure, en exprimant par ses lèvres de faire du mal ou de faire du bien, selon tout ce que l’homme exprime par un serment, et que cela lui échappe (est oublié), puis qu’il en prend conscience et devient coupable en l’un de ces cas. ]
Rabbi Yits’hak dit : « Dans tous ces cas, il est écrit “Nefesh”, et non Roua’h ni Neshama. Car le Roua’h et la Neshama ne fautent pas, mais ils sont atteints à cause de la nefesh qui faute.
Et ici, dans le cas du vol, cela concerne le corps et la nefesh, ainsi qu’il est écrit : «וְהָיָה כִי יֶחֱטָא וְאָשֵׁם וְהֵשִׁיב אֶת הַגְּזֵלָה »
« Et il sera, lorsqu’il faute et devient coupable, il restituera ce qu’il a volé » (Lévitique 5:23)
Concernant celui qui vient réparer ses actes, il est dit : « וְהֵשִׁיב » et il restituera.
— Que signifie « il restituera » ?
— C’est comme quelqu’un qui répare ses actes, afin que les sources d’eau –
qui sont l’abondance supérieure – reviennent à leur place, pour irriguer les plantations – les Séphirot .
Car par ses fautes, il a empêché l’abondance de parvenir jusqu’à elles.
Et c’est à ce sujet qu’il est dit : « et il restituera ce qu’il a volé », comme nous l’avons expliqué.
Notes :
La Torah emploie à plusieurs reprises le mot « נֶפֶשׁ » (nefesh) lorsqu’elle parle de la faute,
car c’est précisément la nefesh inférieure, avec le corps, qui faute, et qui atteint les niveaux supérieurs, le Roua’h et la Neshama.
Dans le cas du vol, la réparation exige un retour effectif, comme il est dit : « וְהֵשִׁיב » « et il restituera »
Ce retour n’est pas seulement matériel, c’est une réparation véritable.
En corrigeant ses actes, l’homme fait revenir les flux supérieurs — ces « sources d’eau » — à leur place, afin qu’ils irriguent de nouveau les Séphirot, appelées « plantations ».
La faute bloque l’abondance divine ; la véritable Téchouva, accompagnée de la restitution, rouvre les canaux
et permet à la bénédiction de revenir irriguer l’ensemble des Séphirot et le monde.
#264
Rabbi Abba était assis devant Rabbi Shimon. Rabbi Eléazar, son fils, entra.
Rabbi Shimon dit : « Il est écrit : «“צַדִּיק כַּתָּמָר יִפְרָח” “Le juste fleurira comme le palmier ” (Psaumes 92:13).[ צַ֭דִּיק כַּתָּמָ֣ר יִפְרָ֑ח כְּאֶ֖רֶז בַּלְּבָנ֣וֹן יִשְׂגֶּֽה ] [Le juste fleurira comme le palmier, il grandira comme le cèdre du Liban. ]
« “Un juste comme le palmier” , que signifie « comme le palmier » ?
– Il répondit : « Parmi tous les arbres du monde, aucun ne met autant de temps à fleurir que le palmier, car il lui faut soixante-dix ans pour s’élever.
« Et quelle est la raison pour laquelle le est comparé au palmier ? »
Bien que le verset en témoigne, aucun des compagnons d’étude ne souhaite en révéler le secret.
Notes :
Rabbi Shimon commence à expliquer le verset : « Le juste fleurira comme le palmier » (Psaumes 92:13). Il souligne que le palmier est particulier parmi tous les arbres, car un temps très long lui est nécessaire – soixante-dix ans – avant qu’il ne puisse fleurir et donner des fruits.
La comparaison du Tzadik avec le palmier renferme un secret profond. Bien que le verset lui-même y fasse allusion,
les compagnons ( le cercle de Rabbi Shimon) ne souhaitent pas en dévoiler le véritable sens intérieur.
Cela prépare l’introduction d’un enseignement profond un enseignement profond sur la nature cachée et le long processus de maturation du véritable Tzadik dont la « floraison » spirituelle et la fécondité exigent souvent de longues années de travail intérieur et le juste moment voulu d’En-Haut avant de se révéler au monde.
La retenue à en dire davantage suggère que cet enseignement touche à des secrets élevés et cachés,
concernant l’âme du Tzadik et son lien avec les structures supérieures.
