Le Zohar Quotidien # 5130 – Vayikra – Restituer la Chose Perdue




Daily Zohar 5130

Holy Zohar text. Daily Zohar -5130

273. זֶהוּ שֶׁכָּתוּב, וְהָיָה כִּי יֶחֱטָא וְאָשֵׁם וְגוֹ’. מַה כָּתוּב לְמַעְלָה? אוֹ מָצָא אֲבֵדָה וְכִחֶשׁ בָּהּ וְגוֹ’, שֶׁהֲרֵי בִּשְׁבִיל זֶה מִסְתַּלֵּק הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא מֵהַכֹּל. כִּבְיָכוֹל הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא לֹא נִמְצָא בִמְקוֹמוֹ, שֶׁהֲרֵי כְּנֶסֶת יִשְׂרָאֵל נִפְרְדָה מִמְּקוֹמָהּ. זֶהוּ שֶׁכָּתוּב אָבְדָה הָאֱמוּנָה. מַה זּוֹ הָאֱמוּנָה? זוֹ כְּנֶסֶת יִשְׂרָאֵל, כְּמוֹ שֶׁנֶּאֱמַר וֶאֱמוּנָתְךָ בַּלֵּילוֹת. אָבְדָה הָאֱמוּנָה, כְּמוֹ שֶׁנֶּאֱמַר עַל מָה אָבְדָה הָאָרֶץ, וְהַכֹּל אֶחָד. וַהֲרֵי בֵּאַרְנוּ אָבְדָה, וְלֹא נֶאֱבֶדֶת, וְלֹא אֲבוּדָה. כְּמוֹ כֵן הַצַּדִּיק אָבָד. אָבוּד אוֹ נֶאֱבָד לֹא כָתוּב, אֶלָּא אָבָד. זֶהוּ שֶׁכָּתוּב אָבְדָה הָאֱמוּנָה, בִּשְׁבִיל כָּךְ – וְהֵשִׁיב אֶת הַגְּזֵלָה אוֹ אֶת הָאֲבֵדָה וְגוֹ’.


Commentaire de Zion Nefesh:

Traduction par Philippe Lombard

Zohar Vayikra
Suite du ZQ 5129

#273

C’est ce qui est écrit : « וְהָיָה כִי יֶחֱטָא וְאָשֵׁם » « Et il sera, lorsqu’il aura fauté et sera coupable » (Lévitique 5:23). [ וְהָיָה֮ כִּֽי־יֶחֱטָ֣א וְאָשֵׁם֒ וְהֵשִׁ֨יב אֶת־הַגְּזֵלָ֜ה אֲשֶׁ֣ר גָּזָ֗ל א֤וֹ אֶת־הָעֹ֙שֶׁק֙ אֲשֶׁ֣ר עָשָׁ֔ק א֚וֹ אֶת־הַפִּקָּד֔וֹן אֲשֶׁ֥ר הׇפְקַ֖ד אִתּ֑וֹ א֥וֹ אֶת־הָאֲבֵדָ֖ה אֲשֶׁ֥ר מָצָֽא] [ Et il sera : lorsqu’il fautera et sera coupable, il restituera la chose volée qu’il a volée, ou l’extorsion qu’il a extorquée,
ou le dépôt qui lui avait été confié, ou la chose perdue qu’il a trouvée.]

Qu’est-il écrit plus haut ? « אוֹ מָצָא אֲבֵדָה וְכִחֶשׁ בָּהּ »
« Ou il a trouvé une chose perdue et l’a niée » (Lévitique 5:22). [ אֽוֹ־מָצָ֧א אֲבֵדָ֛ה וְכִ֥חֶשׁ בָּ֖הּ וְנִשְׁבַּ֣ע עַל־שָׁ֑קֶר עַל־אַחַ֗ת מִכֹּ֛ל אֲשֶׁר־יַעֲשֶׂ֥ה הָאָדָ֖ם לַחֲטֹ֥א בָהֵֽנָּה] [ Ou bien il a trouvé une chose perdue et l’a niée, et il a juré faussement sur l’une de toutes les choses que l’homme peut faire en fautant par elles.]

Car le pécheur provoque un défaut en haut, et à cause de cela, le Très-Saint, Béni soit-Il, se retire de tout.
Comme si le Très-Saint, Béni soit-Il, n’était plus trouvé dans Son lieu, car Kenesset Israël qui est Malkhout, est séparée de sa place.

C’est ce qui est écrit : « אָבְדָה הָאֱמוּנָה » « La foi a disparu » (Jérémie 7:28). [ וְאָמַרְתָּ֣ אֲלֵיהֶ֗ם זֶ֤ה הַגּוֹי֙ אֲשֶׁ֣ר לֽוֹא־שָׁמְע֗וּ בְּקוֹל֙ יְהֹוָ֣ה אֱלֹהָ֔יו וְלֹ֥א לָקְח֖וּ מוּסָ֑ר אָֽבְדָה֙ הָאֱמוּנָ֔ה וְנִכְרְתָ֖ה מִפִּיהֶֽם ] [ Et tu leur diras : C’est la nation qui n’a pas écouté la voix de YHVH son Dieu et n’a pas accepté la correction ; la foi a disparu, et elle a été retranchée de leur bouche.]

Qu’est-ce que « la foi » ? C’est Kenesset Israël, comme il est dit : « וֶאֱמוּנָתְךָ בַּלֵּילוֹת » « Ta foi durant les nuits » (Psaumes 92:3) [ לְהַגִּ֣יד בַּבֹּ֣קֶר חַסְדֶּ֑ךָ וֶ֝אֱמ֥וּנָתְךָ֗ בַּלֵּילֽוֹת ] [ Pour proclamer le matin Ta bonté, et Ta foi durant les nuits. ], et « nuit » désigne Malkhout.

« La foi a disparu » est ainsi qu’il est dit : « עַל מָה אָבְדָה הָאָרֶץ » « Pour quelle raison la terre a-t-elle disparu ? » (Jérémie 9:11) [ מִֽי־הָאִ֤ישׁ הֶחָכָם֙ וְיָבֵ֣ן אֶת־זֹ֔את וַאֲשֶׁ֨ר דִּבֶּ֧ר פִּֽי־יְהֹוָ֛ה אֵלָ֖יו וְיַגִּדָ֑הּ עַל־מָה֙ אָבְדָ֣ה הָאָ֔רֶץ נִצְּתָ֥ה כַמִּדְבָּ֖ר מִבְּלִ֥י עֹבֵֽר ] [ Qui est l’homme sage qui comprendra cela, et à qui la bouche de YHVH a parlé, pour qu’il l’annonce : pourquoi la terre a disparu, dévastée comme un désert, sans qu’aucun ne passe ? ].

Et tout est un, car Malkhout est appelée « foi » et elle est appelée « terre ».

Et nous avons établi que le mot « אָבְדָה » (« a disparu ») est écrit ainsi, pour indiquer que Malkhout a perdu son époux, qui est Yésod.
Il n’est pas écrit « נֶאֶבְדָה » ni « אֲבוּדָה », qui signifieraient qu’elle-même a été perdue.

De même, il est écrit : « צַדִּיק אָבַד » « Le juste a disparu » (Isaïe 57:1) [ הַצַּדִּ֣יק אָבָ֔ד וְאֵ֥ין אִ֖ישׁ שָׂ֣ם עַל־לֵ֑ב וְאַנְשֵׁי־חֶ֤סֶד נֶאֱסָפִים֙ בְּאֵ֣ין מֵבִ֔ין כִּֽי־מִפְּנֵ֥י הָרָעָ֖ה נֶאֱסַ֥ף הַצַּדִּֽיק ] [ Le juste a disparu, et nul ne le prend à cœur ; les hommes de bonté sont recueillis, sans que personne ne comprenne que c’est à cause du mal que le juste a été retiré. ].

Il n’est pas écrit « אָבוּד » ni « נֶאֱבַד », mais « אָבַד », ce qui signifie qu’il a perdu sa compagne féminine qui est Malkhout.
C’est cela : « אָבְדָה הָאֱמוּנָה ».

C’est pourquoi il est écrit : « וְהֵשִׁיב אֶת הַגְּזֵלָה אוֹ אֶת הָאֲבֵדָה » « Et il restituera la chose volée ou la chose perdue ».
Malkhout, qui a été endommagée par sa faute, est appelée « chose perdue » (אֲבֵדָה). Et il doit restituer la chose perdue au Tzadik – qui est Yésod – qui l’a perdue.

Notes :
Le Zohar interprète en profondeur les lois du sacrifice de la culpabilité (Lévitique 5). Lorsqu’un homme faute, en particulier par le déni ou le faux serment, il provoque une séparation entre Yésod (le Tzadik) et Malkhout (la Shékina, la foi, la terre).

Cette séparation est décrite comme le fait que Malkhout « perd » son époux, ou que Yésod « perd » sa compagne.
Le terme « אָבְדָה » (« a disparu / a été perdue ») est employé avec précision pour indiquer cette perte relationnelle,
et non la disparition de Malkhout elle-même.

La réparation consiste à « restituer la chose perdue » c’est-à-dire ramener Malkhout à Yésod par la Téchouva et la restitution. Ce n’est qu’alors que le dommage est réparé et que l’union est rétablie.

Cela révèle que de nombreuses fautes, en particulier celles liées au mensonge ou à la malhonnêteté, portent atteinte directement au lien entre les aspects masculins et féminins de la sainteté, et que la véritable réparation consiste à restaurer activement cette union.