Daily Zohar 5140

Commentaire de Zion Nefesh:
Traduction par Philippe LombardZohar Vayikra
Suite du ZQ 5139
#292
Le Très-Saint, Béni soit-Il, dit à la Communauté d’Israël : laisse de côté ce qui Me concerne – c’est-à-dire ne parle pas du manque devant Zeir Anpin, car ce qui Me concerne est une chose cachée qui ne doit pas être révélée.
Mais si tu ne sais pas pour toi-même, au sujet de ce qui te concerne, voici un conseil pour toi :
« הַיָּפָה בַּנָּשִׁים »
« ô la plus belle parmi les femmes » (Cantique 1:8 ) [ אִם־לֹ֤א תֵֽדְעִי֙ לָ֔ךְ הַיָּפָ֖ה בַּנָּשִׁ֑ים צְֽאִי־לָ֞ךְ בְּעִקְבֵ֣י הַצֹּ֗אן וּרְעִי֙ אֶת־גְּדִיֹּתַ֔יִךְ עַ֖ל מִשְׁכְּנ֥וֹת הָרֹעִֽים ] [ Si tu ne le sais pas, ô la plus belle parmi les femmes, sors pour toi-même sur les traces du troupeau, et fais paître tes chevreaux près des demeures des bergers.] c’est-à-dire, comme il est dit : “הִנָּךְ יָפָה רַעְיָתִי” « Voici, tu es belle, mon aimée » (Cantique 1:15) [ הִנָּ֤ךְ יָפָה֙ רַעְיָתִ֔י הִנָּ֥ךְ יָפָ֖ה עֵינַ֥יִךְ יוֹנִֽים ] [Voici, tu es belle, mon aimée,
voici, tu es belle ; tes yeux sont des colombes.] qui est un nom de la Communauté d’Israël.
« Sortez sur les traces du troupeau » ce sont les Tzadikim, qui sont foulés sous les talons,
c’est-à-dire que tous les piétinent, et c’est grâce à eux que la force te sera donnée pour subsister.
« וּרְעִי אֶת גְּדִיֹּתַיִךְ עַל מִשְׁכְּנוֹת הָרֹעִים »
« Et fais paître tes chevreaux auprès des demeures des bergers » ce sont les petits enfants de la maison d’étude (תינוקות של בית רבן), par le mérite desquels le monde subsiste, et ils donnent de la force à la Communauté d’Israël en exil.
« les demeures des bergers » ce sont les maisons de leurs maîtres, le lieu de la maison d’étude, où la Torah est toujours présente.
Notes :
En réponse à la plainte de Malkhout en exil, le Très-Saint, Béni soit-Il, lui donne un conseil : ne t’attarde pas sur ce qui Me concerne (le manque caché en Zeir Anpin), mais concentre-toi sur ce qui te concerne.
Il l’oriente vers deux sources de subsistance et de force : les Tzadikim qui sont continuellement foulés aux pieds,
mais qui soutiennent le monde par leur mérite et les enfants des maisons d’étude, qui apprennent la Torah dans la pureté, et dont la pureté donne de la force à la Shékina même en exil.
Les salles d’étude – les « demeures des bergers » – sont la source constante de la Torah, qui nourrit et protège la Communauté d’Israël durant le long exil.
Cela enseigne que même en temps de séparation et d’éloignement apparent du Divin, le mérite des justes et l’étude pure des enfants donnent à la Shékina la force de subsister jusqu’à la rédemption.
