Daily Zohar 4144

151. בֵּין כָּךְ קָם רַבִּי שִׁמְעוֹן וְאָמַר, רִבּוֹן הָעוֹלָם, נוֹדָע רַבִּי יִצְחָק אֶצְלֵנוּ, וְהוּא מֵאוֹתָן שֶׁבַע עֵינַיִם שֶׁל כָּאן. הֲרֵי אָחַזְתִּי אוֹתוֹ וְתֵן לִי. יָצָא קוֹל וְאָמַר: כִּסֵּא אֲדוֹנֵנוּ קָרְבָה בְּכַנְפֵי רַבִּי שִׁמְעוֹן, הֲרֵי הוּא שֶׁלְּךָ וְעִמְּךָ יָבֹא בִּזְמַן שֶׁתִּכָּנֵס לִשְׁרוֹת בְּכִסְאֲךָ. אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן, וַדַּאי.
Commentaire de Zion Nefesh:
Traduction par Philippe Lombard
Zohar Vayikra
Suite du ZQ 4143
#296
« que Tu leur as juré par Toi-même » « אֲשֶׁר נִשְׁבַּעְתָּ לָהֶם בָּךְ » (Exode 32:13).[ זְכֹ֡ר לְאַבְרָהָם֩ לְיִצְחָ֨ק וּלְיִשְׂרָאֵ֜ל עֲבָדֶ֗יךָ אֲשֶׁ֨ר נִשְׁבַּ֣עְתָּ לָהֶם֮ בָּךְ֒ וַתְּדַבֵּ֣ר אֲלֵהֶ֔ם אַרְבֶּה֙ אֶֽת־זַרְעֲכֶ֔ם כְּכוֹכְבֵ֖י הַשָּׁמָ֑יִם וְכׇל־הָאָ֨רֶץ הַזֹּ֜את אֲשֶׁ֣ר אָמַ֗רְתִּי אֶתֵּן֙ לְזַרְעֲכֶ֔ם וְנָחֲל֖וּ לְעֹלָֽם ] [ Souviens-Toi d’Avraham, d’Isaac et d’Israël, Tes serviteurs, à qui Tu as juré par Toi-même, et Tu leur as dit : Je multiplierai votre descendance comme les étoiles des cieux, et toute cette terre dont J’ai parlé, Je la donnerai à votre descendance, et ils en hériteront pour toujours.]
Le Très-Saint, Béni soit-Il, a juré aux patriarches par les patriarches Célestes – Hessed, Gébourah et Tiféret de Zeir Anpin.
C’est ce qui est écrit : “אֲשֶׁר נִשְׁבַּעְתָּ לָהֶם בָּךְ” “que Tu leur as juré par Toi-même” – « par Toi-même », c’est-à-dire par ceux qui sont en haut, par ceux qui résident en Toi ; c’est-à-dire qu’Il a juré par Son propre Hessed, Gébourah et Tiféret.
« Et Tu leur as dit : Je multiplierai votre descendance… ce que j’ai dit. »
Il demande : il est écrit « אֲשֶׁר אָמַרְתִּי » « ce que j’ai dit » – il aurait dû dire « אֲשֶׁר אָמַרְתָּ » « ce que Tu as dit ».
Car on ne peut pas dire que le Très-Saint, Béni soit-Il, dit maintenant « ce que j’ai dit », puisqu’Il vient à l’instant de jurer et de leur dire cela.
Il faut donc dire que c’est Moshé qui parle, et il aurait dû dire : « ce que Tu as dit ».
Et il répond :
Le Très-Saint, Béni soit-Il a déjà dit cela aux patriarches, une fois et encore une fois ; il est donc possible de dire
« ce que j’ai dit », c’est-à-dire ce qu’Il leur a déjà dit. De plus, « אֲשֶׁר אָמַרְתִּי » signifie : « ce que J’ai désiré par le désir de Mon âme ». Il n’est donc pas nécessaire de dire qu’Il leur a déjà parlé, car « אמירה » (dire) signifie volonté / désir, comme il est écrit : « אֲדֹנָי אָמַר לִשְׁכֹּן בָּעֲרָפֶל » « YHVH a dit qu’Il habiterait dans l’obscurité épaisse » (1 Rois 8:12) [אָ֖ז אָמַ֣ר שְׁלֹמֹ֑ה יְהֹוָ֣ה אָמַ֔ר לִשְׁכֹּ֖ן בָּעֲרָפֶֽל ] [Alors Shlomo dit : YHVH a dit qu’Il habiterait dans l’obscurité épaisse.], et encore : « מַה תֹּאמַר נַפְשְׁךָ וְאֶעֱשֶׂה לָּךְ » « Ce que ton âme dira, je le ferai pour toi ».
#297
« וְנָחֲלוּ לְעֹלָם »
« Et ils hériteront pour toujours » (Exode 32:13)
Il demande : « qu’est-ce que « pour toujours » ? »
Il répond :
c’est le monde Céleste, qui est Zeir Anpin, car cette terre – Malkhout – lui est attachée
et reçoit sa subsistance de lui. Et si cette terre est envoyée en exil et n’est plus attachée à Zeir Anpin, pourquoi serait-ce « pour la culpabilité du peuple » ?
C’est pourquoi il est écrit : « et ils hériteront pour toujours », c’est-à-dire que Malkhout sera unie à Zeir Anpin pour toujours, et ne partira pas en exil.
Et par cela, il explique le verset : « Si le prêtre oint faute », à savoir Zeir Anpin, « faute », c’est-à-dire qu’il retient l’union avec Malkhout, de sorte qu’elle part en exil, « c’est pour la culpabilité du peuple ».
Notes :
La prière de Moshé après le Veau d’or invoque les patriarches et le serment de YHVH à leur égard.
L’expression inhabituelle « que Tu leur as juré par Toi-même » signifie que YHVH a juré par Ses propres attributs intérieurs – Hessed, Gébourah et Tiféret de Zeir Anpin.
L’expression « ce que j’ai dit » est prononcée par Moshé, mais elle fait aussi allusion à la volonté et au désir intérieur de YHVH.
La promesse « et ils hériteront pour toujours » souligne que Malkhout doit demeurer unie en permanence à Zeir Anpin.
Lorsque la faute rompt cette union, Malkhout part en exil, et cette séparation est « pour la culpabilité du peuple ».
Ainsi, tout le verset montre que la faute du Veau d’or a provoqué une rupture entre Zeir Anpin et Malkhout, entraînant l’exil de la Shékina.
La supplication de Moshé vise la restauration et le maintien éternel de cette union Divine.
