Le Zohar Quotidien # 5148 – Vayikra – Qui pourrait diriger les prières ou sonner du Chofar ?




Daily Zohar 5148

Holy Zohar text. Daily Zohar -5148

302. רַבִּי אֶלְעָזָר וְרַבִּי אַבָּא הָיוּ יוֹשְׁבִים. אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר, רָאִיתִי אֶת אַבָּא בְּיוֹם רֹאשׁ הַשָּׁנָה וְיוֹם הַכִּפּוּרִים שֶׁאֵינוֹ רוֹצֶה לִשְׁמֹעַ תְּפִלָּה מִכָּל אָדָם, אֶלָּא אִם עָמַד עָלָיו שְׁלֹשָׁה יָמִים קֹדֶם לְטַהֵר אוֹתוֹ. שֶׁרַבִּי שִׁמְעוֹן הָיָה אוֹמֵר כָּךְ: בִּתְפִלַּת הָאָדָם הַזֶּה שֶׁאֲנִי מְטַהֵר, מִתְכַּפֵּר הָעוֹלָם. וְכָל שֶׁכֵּן בִּתְקִיעַת הַשּׁוֹפָר שֶׁאֵינוֹ מְקַבֵּל תְּקִיעָה שֶׁל אָדָם שֶׁאֵינוֹ חָכָם לִתְקֹעַ בְּסוֹד הַתְּקִיעָה.
303. שֶׁשָּׁנִינוּ, רַבִּי יֵיסָא סָבָא אוֹמֵר, הַתְּקִיעוֹת הַלָּלוּ כְסִדְרָן. הָרִאשׁוֹנָה כְּלוּלָה מֵהַכֹּל. הַשְּׁנִיָּה – אַחַת כְּסֵדֶר וְאַחַת כְּסֵדֶר, גְּבוּרָה גְדוֹלָה בֵּינֵיהֶם. שְׁלִישִׁית – אַחַת כָּאן וְאַחַת כָּאן, וּגְבוּרָה בֵּינֵיהֶם. הַשֶּׁבֶר עוֹלֶה, וְהַתְּרוּעָה יוֹרֶדֶת. אַחַת קָשָׁה וְאַחַת רָפָה. וַהֲרֵי פֵּרְשׁוּהָ. וְהֵן עֶשֶׂר. וְהֵן תֵּשַׁע. כְּלָל אֶחָד שֶׁל הַכֹּל.


Commentaire de Zion Nefesh:

Traduction par Philippe Lombard

Zohar Vayikra
Suite du ZQ 5147

#302

Rabbi Eléazar et Rabbi Abba étaient assis.

Rabbi Eléazar dit :j’ai vu mon père, à Roch Hachana et à Yom Kippour. Il ne voulait entendre la prière d’aucun homme sans lui avoir enseigné durant trois jours auparavant afin de le purifier.

Car Rabbi Shimon disait ainsi : par la prière de cet homme que je purifie, le monde reçoit l’expiation.

Et plus encore concernant le timbre du Chofar : il n’acceptait pas la sonnerie d’un homme qui n’était pas suffisamment sage pour souffler avec les intentions appropriées (כוונות), selon le souffle du Chofar.

#303

Nous avons appris que Rabbi Yisa Saba a dit : Ces souffles suivent leur ordre. Le premier ensemble de souffles les inclut tous. C’est-à-dire qu’il comprend Shevarim et Teruah, et l’ordre est : Tékia – Shevarim-Teruah – Tékia
(תקיעה, שברים־תרועה, תקיעה).

Le second ensemble : une tékia au commencement selon son ordre, et une tékia à la fin selon son ordre, et la grande Gébourah – shevarim – entre les deux.
Et l’ordre est : Tékia – Shevarim – Tékia

Le troisième ensemble est : une tékia au commencement, une tékia à la fin, et une Gébourah simple – Teruah – entre les deux.

Le shevarim s’élève vers Gébourah ; la teruah descend vers Malkhout. L’un est un jugement rigoureux – à savoir shevarim — et l’autre est un jugement adouci – c’est-à-dire la teruah. Et nous avons déjà établi cela.

Et ils constituent dix sons, à savoir :
תשר״ת תש״ת תר״ת

Et ils sont neuf sons, car celui qui se trouve au milieu du premier ordre – shevarim-teruah -n’est pas constitué deux sons, mais un seul son qui inclut les deux.
Et c’est pourquoi il n’y a pas plus de neuf sons.

Notes :
Rabbi Shimon bar Yohaï était extrêmement rigoureux concernant celui qui pouvait diriger les prières ou souffler du Chofar à Roch Hachana et à Yom Kippour.

Il exigeait trois jours de purification préalable, car la puissance spirituelle et les intentions (כוונות) de celui qui accomplit ces Mitzvot affectent directement l’expiation du monde entier.

Les trois ordres traditionnels des souffles du Chofar (תשר״ת, תש״ת, תר״ת) portent une signification profonde : le shevarim représente une Gébourah forte, un din (jugement rigoureux) qui s’élève ; tandis que la teruah représente un din adouci qui descend vers Malkhout.

Bien qu’il semble y avoir dix souffles, la combinaison centrale (shevarim-teruah) compte comme un seul souffle unifié, ce qui donne neuf souffles.

Ces souffles éveillent et équilibrent les forces des Séphirot, unissant particulièrement le jugement et la miséricorde.

Cet enseignement souligne l’immense sainteté et la précision requises pour ces actes sacrés.