Zohar Vayikra
Suite du ZQ 5163
#333
Déborah, qui vint faire la louange du Roi Saint, dit : יְהוָה בְּצֵאתְךָ מִשֵּׂעִיר בְּצַעְדְּךָ מִשְּׂדֵה » « אֱדוֹם « YHVH, lorsque Tu sortis de Séïr, lorsque Tu marchas depuis le champ d’Édom » (Juges 5:4) הֹוָ֗ה בְּצֵאתְךָ֤ מִשֵּׂעִיר֙ בְּצַעְדְּךָ֙ מִשְּׂדֵ֣ה אֱד֔וֹם אֶ֣רֶץ רָעָ֔שָׁה גַּם־שָׁמַ֖יִם נָטָ֑פוּ גַּם־עָבִ֖ים נָ֥טְפוּ ] [מָֽיִם׃ [ YHVH, lorsque Tu sortis de Séïr, lorsque Tu marchas depuis le champ d’Édom, la terre trembla, les cieux aussi ruisselèrent, les nuages aussi ruisselèrent d’eau.]
Cela enseigne que le Très-Saint, Béni soit-Il, proposa à toutes les autres nations de recevoir la Torah, mais elles ne la voulurent pas.
Il demande : N’était-il pas révélé devant Lui qu’elles ne la voudraient pas ? Et pourquoi donc la leur proposa-t-Il ?
Et il répond : « C’était afin qu’elles n’aient aucun argument à faire valoir, en disant que si le Très-Saint, Béni soit-Il, leur avait donné la Torah, elles l’auraient gardée. C’est pourquoi Il la leur proposa.
Et tous ces versets que Déborah prononça, tout cela relève du secret de Hokhmah, jusqu’au moment où elle fit sa propre louange, comme il est dit : “ עַד שַׁקַּמְתִּי דְבוֹרָה שַׁקַּמְתִּי אֵם בְּיִשְׂרָאֵל” “Jusqu’à ce que je me lève, moi, Déborah ; que je me lève, mère en Israël ” (Juges 5:7). חָדְל֧וּ פְרָז֛וֹן בְּיִשְׂרָאֵ֖ל חָדֵ֑לּוּ עַ֤ד שַׁקַּ֙מְתִּי֙ דְּבוֹרָ֔ה שַׁקַּ֥מְתִּי אֵ֖ם בְּיִשְׂרָאֵֽל׃ ] [ Les villages ouverts cessèrent en Israël, ils cessèrent, jusqu’à ce que je me lève, moi, Déborah, que je me lève, mère en Israël.]
C’est pourquoi elle dit : “ עוּרִי עוּרִי דְבוֹרָה עוּרִי עוּרִי דַּבְּרִי שִׁיר ” « Éveille-toi, éveille-toi, Déborah ; éveille-toi, éveille-toi, entonne un chant » (Juges 5:12). “ עוּרִ֤י עוּרִי֙ דְּבוֹרָ֔ה ע֥וּרִי ע֖וּרִי דַּבְּרִי־שִׁ֑יר ק֥וּם בָּרָ֛ק וּֽשְׁבֵ֥ה שֶׁבְיְךָ֖ בֶּן־אֲבִינֹֽעַם׃ ” “ Éveille-toi, éveille-toi, Déborah, éveille-toi, éveille-toi, entonne un chant ; lève-toi, Barak, et emmène tes captifs, fils d’Abinoam.”
C’est-à-dire qu’elle devait éveiller de nouveau l’esprit de prophétie.
Notes : Le Zohar met en lumière le chant unique de Déborah.
Le verset : « YHVH, lorsque Tu sortis de Séïr… » fait allusion au fait que Dieu proposa la Torah à toutes les nations – représentées par Séïr / Édom – mais qu’elles la refusèrent.
Cela leur ôte ainsi tout argument qu’elles auraient pu faire valoir par la suite.
Le chant de Déborah est imprégné du secret de Hokhmah. Mais lorsqu’elle fit sa propre louange : « Jusqu’à ce que je me lève, moi, Déborah », l’esprit de prophétie se retira momentanément d’elle. C’est pourquoi elle dut l’éveiller de nouveau par cet appel : « Éveille-toi, éveille-toi, Déborah ».
Cela enseigne à la fois la grandeur de sa prophétie et la nature délicate de l’esprit prophétique, qui peut se retirer même des plus grands prophètes lorsque la louange de soi intervient.
Ainsi, le chant de Déborah est à la fois une louange historique de la révélation Divine et une rectification personnelle de son propre état prophétique.
