Le Zohar Quotidien # 5182 – Vayikra – Je Te Cherche

Zohar Vayikra

Suite du ZQ 5181

#365

Et il répond : Même si David fut banni de ce lieu, il n’abandonna pas le degré qui lui était propre, pour cherche le Très-Saint, Béni soit-Il.

Et j’ai entendu : « אֲשַׁחֲרֶךָּ »  » Je Te cherche « doit être compris comme lorsqu’un homme dit : Je voudrais aller me présenter devant Toi, mais je ne le peux pas.

Ainsi : « Je Te cherche », mais je suis hors du lieu où réside la Shékina, et je ne puis Te chercher.

« Mon âme a soif de Toi » : car mon âme et mon corps désirent ardemment se présenter devant Toi, mais je ne le peux pas, car je suis dans une terre sèche et épuisée, sans eau. Car hors du lieu où réside la Shékina, cela est appelé : « une terre sèche et épuisée », parce que les eaux vives ne s’y trouvent pas.

Et que sont les eaux vives ? C’est la Shékina, comme il est écrit à son sujet : « בְּאֵר מַיִם חַיִּים » « un puits d’eaux vives «
(Cantique des Cantiques 4 :15) [ מַעְיַ֣ן גַּנִּ֔ים בְּאֵ֖ר מַ֣יִם חַיִּ֑ים וְנֹזְלִ֖ים מִן־לְבָנֽוֹן ]  [Une source des jardins, un puits d’eaux vives, et des eaux qui ruissellent du Liban. ]

Et c’est pourquoi il est écrit : « une terre sèche et épuisée, sans eau ».

Notes :

David, même lorsqu’il est banni dans le désert, continue de chercher Dieu avec un désir ardent.

L’expression : « Je Te cherche » exprime son aspiration à se présenter devant la Présence Divine, bien qu’il soit physiquement éloigné de Jérusalem, le lieu où réside la Shékina.

Le désert est appelé : « terre sèche et épuisée, sans eau », parce qu’il est privé des « eaux vives », symbole de la Shékina.

L’âme et le corps de David ont soif de retrouver l’union avec la Présence Divine.

Cela enseigne que le véritable désir de Dieu subsiste même dans les lieux les plus désolés, spirituellement ou physiquement. Et la Shékina est la source de la vitalité spirituelle les « eaux vives » pour le monde.

#366

Rabbi Chiya et Rabbi Yossi dirent : Assurément, la voie est préparée devant nous.

Ils entrèrent dans la grotte et dormirent.

À minuit, ils entendirent le bruit des bêtes des champs qui rugissaient. Et ils s’éveillèrent.

Rabbi Chiya dit : Voici le moment d’aider Knesset Yisrael, c’est-à-dire Malkhout, qui loue le Roi, c’est-à-dire Zeir Anpin.

Ils dirent : Que chacun dise une parole, de ce qu’il a entendu et connaît dans la Torah.

Ils s’assirent tous.

Notes :

Après que les marchands se furent joints à eux, le groupe entra dans la grotte pour se reposer.

À minuit, moment propice où Malkhout, c’est-à-dire Knesset Yisrael, s’élève pour louer et s’unir à Zeir Anpin, le Roi, ils furent réveillés par le rugissement des bêtes sauvages.

Rabbi Chiya reconnut aussitôt qu’il s’agissait d’un moment saint, propice à soutenir la Shékina par l’étude de la Torah et par la prière. Il invita donc tous ceux qui étaient présents, les sages comme les marchands, à partager chacun une parole de Torah.

Ainsi, leur nuit de refuge se transforma en assemblée sacrée, accordant leurs actions à la louange Céleste qui s’accomplissait en haut.

La scène montre comment les Tzadikim transforment chaque circonstance en occasion d’élévation spirituelle et d’union avec le Divin.