Le Zohar Quotidien # 5216 -Vayikra – Pourquoi “un Bouc en Sacrifice”

Zohar Vayikra

Suite du ZQ 5215

#428

Ce commandement concerne celui qui fait un usage sacrilège des choses saintes : il doit restituer le principal et y ajouter un cinquième. C’est ce qui est écrit : « וְאֶת חֲמִישִׁיתוֹ יוֹסֵף עָלָיו — et il y ajoutera un cinquième » (Lévitique 5,16). Le principal relève du secret du Vav du Nom YHVH, c’est-à-dire Zeïr Anpin. Son cinquième est le Hé, c’est-à-dire Malkhout, car Zeïr Anpin comporte cinq aspects : Kéter, Hokhmah, Binah, Tiféret et Malkhout ; Malkhout est donc son cinquième aspect. C’est également la corne du Jubilé : la corne désigne Zeïr Anpin, qui reçoit du Jubilé, lequel est Binah. Tel est aussi le secret de la corne qui se trouvait sur le front du bœuf offert en sacrifice par Adam, le premier homme (Shabbat 28b), car cette corne fait allusion à Zeïr Anpin, par l’intermédiaire duquel le sacrifice rapproche Malkhout de Zeïr Anpin. Et cela — rapprocher le cinquième du principal — constitue l’essence de tous les sacrifices. Car tel est le secret : le principal, qui est Zeïr Anpin, lui demeure pour le Monde à venir, qui est Binah ; autrement dit, il reçoit de Binah, tandis que ses fruits sont en ce monde, qui est Malkhout recevant de Zeïr Anpin. C’est le sens de ה ה, Hé-Hé : le premier ה, Hé, du Nom YHVH est Binah, et le dernier ה, Hé, du Nom YHVH est Malkhout ; le Vav, qui est Zeïr Anpin, se tient entre les deux, reçoit du premier Hé — selon le secret du principal qui lui demeure pour le Monde à venir — et déverse son influx sur le dernier Hé — selon le secret des fruits produits en ce monde. (Jusqu’ici, le Ra‘aya Meheimna.)

Notes :

Le principal (קרן, keren) correspond à Zeïr Anpin (le Vav), tandis que le cinquième ajouté correspond à Malkhout (le Hé final). Rapprocher le cinquième du principal unit Malkhout à Zeïr Anpin, ce qui constitue la finalité intérieure de tout sacrifice. Zeïr Anpin reçoit de Binah (le Monde à venir) et transmet la fécondité à Malkhout (ce monde).

 

 

#429

Viens et vois : pourquoi offrir un bouc en sacrifice ? Rabbi Shimon dit : le nom du bouc révèle sa nature et nous enseigne qu’il appartient au côté du mal et à une espèce mauvaise. En effet, עז, ez (« bouc »), évoque des jugements puissants et rigoureux. S’il en est ainsi, pourquoi l’offre-t-on en sacrifice ? Rabbi Shimon répond : c’est précisément cet animal qu’il faut offrir, car si un esprit d’impureté est passé sur cet homme ou si celui-ci s’est livré à lui, son sacrifice doit être ce bouc, conformément à la manière même dont il a péché.

Notes :

Le bouc (עז, ez) est associé, par son nom même, à la rigueur du jugement et à l’Autre Côté. Il est offert en sacrifice précisément lorsqu’une personne a été touchée par l’impureté, afin que l’offrande corresponde à la nature de la faute et en opère la réparation.