Zohar Vayikra
Suite du ZQ 5160
#327
Malheur au monde lorsque les femmes règnent sur le monde. Et lorsque le prophète d’Israël vit qu’Israël tordait ses voies et se trouvait dans les fautes devant son Maître, alors il dit : « נָשִׁים שַׁאֲנַנּוֹת » « Femmes insouciantes »- comment pouvez-vous demeurer tranquilles ? Ne restez-vous pas assises sans vous éveiller dans le monde ?
« קוֹמְנָה » « Levez-vous » et régnez sur les hommes.
Et en un autre lieu, nous avons établi ce verset, et les compagnons l’ont établi.
#328
Mais ils ne l’ont dit que comme nous le trouvons avec Déborah.
Comme il est écrit : « הִיא שׁוֹפְטָה אֶת יִשְׂרָאֵל בָּעֵת הַהִיא » « Elle jugeait Israël en ce temps-là » Juges 4:4 [ וּדְבוֹרָה֙ אִשָּׁ֣ה נְבִיאָ֔האֵ֖שֶׁת לַפִּיד֑וֹת הִ֛יא שֹׁפְטָ֥ה אֶת־יִשְׂרָאֵ֖ל בָּעֵ֥ת הַהִֽיא ] [ Et Déborah, femme prophétesse, femme de Lapidot, jugeait Israël en ce temps-là.]
Et c’est pourquoi nous avons appris : Malheur à l’homme dont la femme bénit à sa place à sa table — c’est-à-dire qui fait dire à sa femme la bénédiction sur la nourriture, parce qu’il ne sait pas bénir.
De même pour Déborah : « Elle jugeait Israël en ce temps-là. » Malheur à la génération
dans laquelle il ne se trouve aucun homme capable de juger le peuple, mais seulement une femme.
Notes :
Le Zohar voit le règne des femmes comme le signe d’une crise spirituelle et d’une réprimande Divine.
Lorsque les hommes manquent à leurs devoirs et que les fautes se multiplient, le prophète appelle les « femmes insouciantes » à se lever et à régner, comme une forme de jugement. Cela n’est pas présenté comme un idéal, mais comme la conséquence d’une défaillance spirituelle masculine.
L’exemple classique est Déborah, qui jugeait Israël parce qu’aucun homme digne
n’était disponible. Le Zohar compare cela à un homme incapable de réciter la bénédiction sur sa propre table, et qui dépend alors de sa femme : un renversement humiliant des rôles.
Cet enseignement constitue un appel vigoureux adressé aux hommes afin qu’ils assument leurs responsabilités spirituelles, pour que l’ordre Divin correct – avec des rôles masculin et féminin équilibrés – puisse être maintenu.
Lorsque les hommes ne sont pas dignes, l’aspect féminin du jugement reçoit le pouvoir de régner, comme une forme de correction.
