Zohar Vayikra
Suite du ZQ 5175
#354
Ils demeurèrent assis dans cette grotte tout ce jour-là. Lorsque la nuit s’assombrit, la lune éclaira la grotte.
Deux marchands passèrent, et leurs ânes étaient chargés de vin et de nourriture pour eux-mêmes. Ils se reposèrent de leur fardeau.
Ils se dirent l’un à l’autre : Passons la nuit ici. Donnons à manger et à boire aux ânes, puis nous entrerons dans cette grotte.
L’un dit à son compagnon : Avant que nous entrions, explique-moi ce verset qui ne s’accorde pas bien en moi.
#355
Il lui dit : Qu’est-ce donc ?
Il lui répondit : Une seule parole ; il est écrit : « אוֹדְךָ לְעוֹלָם כִּי עָשִׂיתָ… » »Je Te rendrai grâce à jamais, car Tu l’as fait … «
Psaume 52:11 [ אוֹדְךָ֣ לְ֭עוֹלָם כִּ֣י עָשִׂ֑יתָ וַאֲקַוֶּ֥ה שִׁמְךָ֥ כִי־ט֝֗וֹב נֶ֣גֶד חֲסִידֶֽיךָ ] [ Je Te rendrai grâce à jamais, car Tu l’as fait. Et j’espérerai en Ton Nom, car cela est bon devant Tes fidèles.]
Que signifie : « car Tu l’as fait » ? Pourquoi n’est-il pas écrit : « ce qu’Il a fait » ? Et il est écrit : « כִּי טוֹב נֶגֶד חֲסִידֶיךָ » » car cela est bon devant Tes fidèles « Mais n’est-ce pas bon pour les autres ? Le Très-Saint, Béni soit-Il, n’est-Il pas bon envers tous ? Il n’eut pas de réponse.
Il dit : Malheur à notre commerce, pour lequel nous avons abandonné le Très-Saint, Béni soit-Il.
Rabbi Chiya et Rabbi Yossi, qui étaient assis dans la grotte et entendaient leurs paroles, se réjouirent.
Rabbi Chiya dit à Rabbi Yossi : Ne t’ai-je pas dit que lorsque le Très-Saint, Béni soit-Il, accomplit un miracle, Il l’accomplit pleinement ?
Ils sortirent de la grotte vers les marchands.
Notes : Alors qu’ils se cachaient dans la grotte, Rabbi Chiya et Rabbi Yossi entendirent deux marchands discuter d’un verset difficile du Psaume 52.
Les marchands s’interrogeaient : pourquoi le verset dit-il : « car Tu l’as fait », sans préciser ce qui a été accompli ? Et pourquoi insiste-t-il sur le fait que cela est bon devant Ses fidèles , alors que Dieu est bon envers tous ?
Leur réflexion sincère les conduisit à regretter d’avoir donné priorité à leur commerce au lieu de l’étude de la Torah.
Les sages se réjouirent de cet éveil spirituel inattendu, voyant en lui une partie du miracle Divin complet qui les protégeait.
Cette histoire montre avec beauté que les miracles de Dieu incluent souvent des rectifications spirituelles cachées et des occasions données à d’autres de se rapprocher de Lui, même au cœur du danger.
Elle renforce ainsi l’idée que le mérite des Tzadikim et l’étude de la Torah attirent bénédiction et éveil spirituel sur ceux qui les entourent.
