Zohar Vayikra
Suite du ZQ 5196
#389
Rabbi Yitzhak enseigna : Quelle différence y a-t-il, puisqu’en tout lieu il est écrit à leur sujet « et si », comme il est écrit en Lévitique 4:3 : [אִם הַכֹּהֵן הַמָּשִׁיחַ יֶחֱטָא] [E si le prêtre venait à fauter] Et en Lévitique 4:13 : [וְאִםכָּל־עֲדַת יִשְׂרָאֵל יִשְׁגּוּ] [Et si toute l’assemblée d’Israël s’égarait.] Mais ici en Lévitique 4:22, il est écrit: [אֲשֶׁר נָשִׂיאיֶחֱטָא] [Quand un prince faute.] Il n’est pas écrit : « Et si un prince venait à fauter ». Que cela vient-il nous enseigner ?
Notes :
Rabbi Yitzhak met en lumière la formulation délibérée employée par la Torah dans les lois des sacrifices pour la faute. L’emploi de « et si » pour le prêtre oint et pour toute l’assemblée, exprime la rareté et l’étonnement devant la possibilité de leur faute, tandis que le verset concernant le prince implique une plus grande probabilité.
#390
Et il répond : En réalité, ces prêtres ne se trouvent pas si souvent dans la faute, car le prêtre se garde toujours lui-même, puisque la charge de son Maître repose sur lui chaque jour, ainsi que la charge de tout Israël et la charge de chacun en particulier. C’est pourquoi il est étonnant qu’il faute, et c’est pour cela qu’il est écrit « et si ». De même : « Et si toute l’assemblée d’Israël s’égarait », car il serait étonnant qu’ils se trouvent tous dans une même faute, puisque si ceux-ci fautent, d’autres ne fautent pas. C’est pourquoi il est écrit « et si ». Mais ici : « quand un prince faute », il fautera certainement, car son cœur s’enorgueillit en lui, puisque le peuple le suit et qu’il est établi sur eux. C’est pourquoi il est dit : « quand un prince faute », c’est-à-dire qu’il a transgressé un commandement négatif et a commis l’un de ces actes. Et c’est pourquoi il n’est pas écrit à son sujet : « et si », car les choses relatives à sa faute ne sont pas douteuses.
Notes :
Le Zohar explique pourquoi la Torah emploie « et si » pour le prêtre et pour l’assemblée, mais dit “quand” au sujet du dirigeant. Les prêtres portent une responsabilité sainte constante et veillent sur eux-mêmes, ce qui rend leur faute rare et étonnante ; l’erreur collective du peuple est, de même, improbable. En revanche, l’orgueil et l’influence d’un dirigeant rendent sa transgression plus certaine.
