Zohar Vayikra
Suite du ZQ 5202
#401
Rabbi Yehuda ouvrit et cite Lévitique 4:23 : [אוֹ הוֹדַע אֵלָיו חַטָּאתוֹ] [Ou si sa faute lui est révélée.] Il demande : « lui est révélée », par qui ? Qui la lui révèle ? Il aurait dû être écrit : « ou s’il a connu sa faute ». Que signifie donc : « lui est révélée » ? Et il répond : En réalité, le Très-Saint, Béni soit-Il, a ordonné à Knesset Yisrael qu’elle révèle à l’homme la faute qu’il a commise. Et par quoi la lui révèle-t-elle ? Par ses jugements. Comme il est écrit en Job 20:27 : [יְגַלּוּ שָׁמַיִם עֲוֹנוֹ וְאֶרֶץ מִתְקוֹמְמָה לוֹ] [Les cieux révéleront son iniquité, et la terre se dressera contre lui.] « Lui est révélée » signifie donc comme si l’on ordonnait à quelqu’un de la lui révéler. Car « faire connaître » est ici un terme de commandement : le Très-Saint, Béni soit-Il, ordonne à Malkhout de la lui révéler.
Notes : Rabbi Yehuda explique que lorsqu’un homme ne remarque pas lui-même sa faute, le Très-Saint, Béni soit-Il, ordonne à Malkhout, c’est-à-dire Knesset Yisrael, de la lui révéler par l’intermédiaire des jugements. L’expression « lui est révélée » porte ainsi le sens d’un commandement Divin.
#402
Comme nous l’avons appris, lorsqu’un homme faute devant le Très-Saint, Béni soit-Il, sans prêter attention à sa faute afin de revenir en Téchouva devant le Très-Saint, Béni soit-Il, et qu’il la rejette derrière son épaule, son âme elle-même s’élève et témoigne devant le Très-Saint, Béni soit-Il. Alors le Roi ordonne à Knesset Yisrael et dit en Lévitique 4:23 : [אוֹ הוֹדַע אֵלָיו חַטָּאתוֹ אֲשֶׁר חָטָא] [Ou que sa faute qu’il a commise lui soit révélée.] C’est-à-dire : étends vers lui les jugements et fais-lui connaître sa faute. Ainsi qu’il est écrit en Ézéchiel 16:2 : [הוֹדַע אֶת יְרוּשָׁלִַם אֶת תּוֹעֲבוֹתֶיהָ] [Fais connaître à Jérusalem ses abominations.] Car « fais connaître » est un terme de commandement.
Notes : Lorsqu’un homme ne tient pas compte de sa faute et ne revient pas dans la Téchouva, son âme elle-même témoigne contre lui dans les mondes d’en haut. Alors le Très-Saint, Béni soit-Il, ordonne à Malkhout de lui révéler sa faute par l’intermédiaire des jugements, selon le langage de commandement exprimé par « fais connaître », comme dans le verset adressé à Jérusalem.
