Le Zohar Quotidien # 5207 – Vayikra – REPENTEZ-VOUS AVANT L’APPARITION DE LA DOULEUR

Zohar Vayikra

Suite du ZQ 5106

#409

Rabbi Yossi ouvrit et cite Isaïe 62:8 : [נִשְׁבַּע יְהוָה בִּימִינוֹ וּבִזְרוֹעַ עֻזּוֹ] [YHVH l’a juré par Sa Droite et par le bras de Sa puissance.] Ce verset a déjà été expliqué, mais viens et vois : chaque fois qu’un homme faute devant le Très-Saint, Béni soit-Il, un degré déterminé est désigné en haut, correspondant à cette faute, afin de juger l’homme et de l’examiner. S’il revient dans une Téchouva complète devant son Maître, la faute est écartée, et le jugement ne domine pas sur lui et ne l’atteint pas. Mais s’il ne fait pas Téchouva, cette faute est inscrite dans ce degré. Et s’il ajoute une faute, alors un autre degré est préparé contre lui et se joint au jugement qui se trouve dans le premier degré. Il lui faut alors une Téchouva plus grande. Et s’il continue d’ajouter des fautes, il ajoute degré sur degré, jusqu’à compléter cinq degrés.

Notes :

Rabbi Yossi enseigne dans le Zohar que chaque faute crée en haut un degré correspondant de jugement. Lorsqu’un homme revient sincèrement dans la Téchouva, ce jugement est écarté et l’altération est réparée. Mais s’il ignore l’appel au retour et continue de fauter, d’autres degrés de jugement s’accumulent, chacun exigeant une Téchouva plus profonde que le précédent. Le Zohar décrit ce processus comme une progression à travers cinq degrés successifs, montrant que le dommage spirituel ne demeure pas immobile : lorsqu’il est négligé, il s’intensifie. L’enseignement est à la fois grave et porteur d’espérance : Hashem, dans Son infinie miséricorde, offre à chacun des occasions répétées de revenir avant que le mal ne s’enracine davantage. La Téchouva n’est donc pas seulement la rectification du passé ; elle prévient aussi une chute spirituelle plus profonde. Plus l’homme répond tôt au doux éveil de sa conscience, plus il lui est facile de rendre à son âme sa pureté originelle.

Dans Pirké Avot 4:2, nous lisons : [עבירה גוררת עבירה, ומצוה גוררת מצוה] [Une transgression en entraîne une autre, et une Mitzva en entraîne une autre.] La Michna enseigne que les actes spirituels créent un élan. Une faute que l’on n’interrompt pas devient généralement plus facile à répéter, tandis que la Téchouva brise cette progression descendante.

Dans tout le Zohar, Hashem n’est pas présenté comme recherchant le châtiment, mais comme désirant la Téchouva du pécheur. Il envoie des rappels, des éveils, des souffrances, des rêves et des moments de réflexion afin d’encourager le retour avant que des jugements plus rigoureux ne deviennent nécessaires.

Une petite blessure, lorsqu’elle est nettoyée immédiatement, guérit rapidement. Si elle est négligée, elle peut s’infecter, se propager dans le corps et exiger un traitement bien plus douloureux. Le Zohar enseigne que l’âme obéit à un principe semblable. La Téchouva est le remède Divin accordé avant que la blessure spirituelle ne s’enracine profondément. La miséricorde de Hashem consiste à nous avertir tant que la guérison demeure encore aisée.

#410

Une fois que le côté Droit est établi contre l’homme et se prononce pour le jugement, alors le côté Gauche se prépare à s’accorder avec le côté Droit et à s’y unir. Lorsque le côté Gauche s’accorde avec le côté Droit, cela ne dépend plus de la Téchouva. Nous avons déjà établi cela. Alors tout s’accorde contre l’homme pour le jugement, et le jugement repose sur lui.

Notes :

Rabbi Yossi enseigne que le jugement Divin ne s’abat pas immédiatement sur l’homme. Au commencement, le côté Droit, Hessed et la miséricorde, se tient comme une force protectrice, retardant le jugement et laissant la situation dépendre de la Téchouva. Hashem accorde à l’homme de multiples occasions de reconnaître sa faute et de revenir.

Mais lorsque l’homme ignore à plusieurs reprises ces appels et persévère dans la même voie, même le côté Droit finit par reconnaître que le jugement est nécessaire à sa rectification. Le côté Gauche est alors inclus dans le côté Droit ; tous les côtés s’accordent, et le décret repose sur lui.

La Téchouva conserve toujours son pouvoir de ramener l’âme vers Hashem, mais elle ne supprime pas nécessairement les conséquences qui sont déjà devenues partie intégrante de la purification requise. Cet enseignement exhorte donc l’homme à ne pas remettre la Téchouva à plus tard : qu’il revienne tant que la miséricorde retient encore le jugement, avant que la blessure spirituelle ne s’approfondisse et que le remède ne doive devenir plus sévère.