Le Zohar Quotidien # 5228 – Vayikra – La Source Véritable de la Subsistance

Zohar Vayikra

Suite du ZQ 5227

#449

« Ceux qui s’offrent volontairement (הַמִּתְנַדְּבִים) parmi le peuple » : ce sont les Pères, c’est-à-dire Hessed-Gebourah-Tiféret de Zeir Anpin, qui sont appelés « les volontaires », comme il est écrit : « נְדִיבֵי עַמִּים נֶאֱסָפוּ עַםאֱלֹהֵי אַבְרָהָם » : « Les volontaires des peuples se sont rassemblés, le peuple du Dieu d’Abraham » (Psaumes 47:10). C’est-à-dire que les Pères, qui sont issus d’Abraham, lequel est Hessed de Zeir Anpin, sont appelés « les volontaires des peuples » (נְדִיבֵי עַמִּים). Alors, « bénissez YHVH », afin d’attirer de Lui les bénédictions vers le bas, et les bénédictions se trouveront dans le monde entier. Car lorsque les bénédictions d’en haut se trouvent ici, dans ce monde d’en bas, tout est dans la joie, tout est dans la perfection, car aucune lumière n’est pleinement accomplie tant qu’elle n’est pas attirée dans ce monde. Heureuse est la part d’Israël, car le Saint, béni soit-Il, répand sur eux Ses bénédictions et écoute leur prière. Et à leur sujet, il est écrit : « פָּנָה אֶלתְּפִלַּת הָעַרְעָר וְלֹא בָזָה אֶת תְּפִלָּתָם » : « Il S’est tourné vers la prière du démuni et n’a pas méprisé leur prière » (Psaumes 102:18).

Notes :
Les « volontaires » sont les trois Sefirot patriarcales, Hessed-Gevurah-Tiferet. Lorsque les bénédictions affluent d’elles jusque dans ce monde, tout atteint la perfection et la joie. Le Saint, béni soit-Il, accueille les prières d’Israël et les comble de bénédictions.

RÉSUMÉ DES RÉCENTES ÉTUDES DU ZOHAR

Ces dernières sections du Zohar Vayikra s’ouvrent sur la grande perte que subit le monde lorsqu’une âme lumineuse telle que Rabbi Shimon le quitte et que les sources de la sagesse se referment. Pourtant, elles annoncent également le temps du Mashiah, lorsque la terre sera remplie de la connaissance de YHVH et que les profonds secrets de la Torah seront révélés à tous.

Un thème majeur est la distinction entre les différents degrés de l’âme. Seule la Nefesh commet effectivement le péché ; les degrés supérieurs, Rouach et Neshama, se retirent avant que le péché ne soit commis. Un homme d’Israël qui demeure seulement avec une Nefesh conserve néanmoins la possibilité de s’élever et d’acquérir Rouach et Neshama par la Torah et le service. Celui qui s’attache au côté impur, en revanche, devient lié à de rigoureuses forces qui apparaissent dans les rêves et peuvent entraîner l’âme dans l’errance du kaf ha-kela (כף הקלע). L’offrande du bouc est précisément apportée lorsque cet esprit d’impureté a touché une personne, et le feu de l’autel, le feu de Malkhout, consume l’Autre Côté et apporte l’expiation.

Les enseignements reviennent à plusieurs reprises sur la puissance de l’étude de la Torah à minuit. Lorsqu’une personne se lève à l’heure où Malkhout s’éveille, elle se fortifie comme un lion, attire le fil de Hessed d’Abraham et est renouvelée chaque matin comme une nouvelle création. Par ce service, le juste est couronné avec la Shékina devant le Roi.

Les enseignements qui concluent cette étude expliquent la véritable source de la subsistance. La nourriture et la bénédiction ne proviennent pas seulement de Zeir Anpin (« les cieux »), mais d’un degré encore plus élevé, Atika Kadisha. Netzach et Hod moulent la manne céleste et la transmettent, par Yésod, à Malkhout, afin que la justice et l’abondance affluent dans le monde. La véritable prière doit s’élever des profondeurs de Binah, attirant les Pères (Hessed-Gevurah-Tiferet) afin qu’ils répandent les bénédictions vers le bas, jusqu’à ce que toute lumière atteigne son accomplissement dans ce monde. Heureuse est la part d’Israël, dont les membres sont appelés les enfants du Saint, béni soit-Il, et dont Il ne méprise jamais les prières.

Nous avons achevé l’étude du Zohar Vayikra. Béni soit Hashem pour les siècles des siècles.

ברוך ה’ לעולם, אמן ואמן
Béni soit Hashem à jamais. Amen et Amen.