Le Zohar Quotidien # 5242 – Beresheet – Attirée au Péché par le Parfum de l’Arbre

Zohar Beresheet

Suite du ZQ 5241

 

 

 

#447

Immédiatement après qu’elle eut touché l’Arbre de la Connaissance, « וַתֵּרֶא הָאִשָּׁה כִּי טוֹב » : « Et la femme vit que cela était bon… » (Genèse 3 :6). Rabbi Yehuda dit : Cet arbre exhalait des parfums, comme il est écrit : « כְּרֵיחַ שָׂדֶה אֲשֶׁר בֵּרֲכוֹ יְהוָה » : « comme le parfum d’un champ que YHVH a béni » (Genèse 27:27). Et à cause du parfum qui s’en élevait, elle désira en manger.

Rabbi Yossi dit que c’est la vision qu’elle eut qui lui donna le désir de manger de l’Arbre de la Connaissance, et non le parfum, car il est écrit : « Et la femme vit ». Rabbi Yehuda lui dit : Après le péché, il est écrit : « וַתִּפָּקַחְנָה עֵינֵי שְׁנֵיהֶם » : « Et les yeux de tous deux s’ouvrirent » (Genèse 3:7). Elle n’atteignit donc la vision qu’après avoir mangé, tandis qu’avant d’avoir mangé elle n’atteignit que le parfum.

Rabbi Yossi lui dit : La vision qu’elle eut avant de manger était selon la mesure de l’arbre, c’est-à-dire sous l’aspect de la lumière du féminin. Cette vision suscita en elle le désir. Mais la vision qu’elle atteignit après avoir mangé était d’une mesure plus grande que celle correspondant à l’aspect de l’arbre, et c’est à ce sujet qu’il est dit : « Et les yeux s’ouvrirent… » Car il est écrit : « Et la femme vit », et le mot « la femme » est précis, afin de montrer que cette vision était dans la lumière de l’aspect féminin.

 

Notes : Rabbi Yehuda et Rabbi Yossi discutent pour déterminer si Ève fut attirée par le parfum ou par la vision. La vision précédant le péché était limitée à la lumière féminine de l’arbre lui-même et éveilla le désir. Après qu’elle eut mangé, une vision plus grande s’ouvrit, comme l’indique ensuite le verset affirmant que leurs yeux s’ouvrirent.

 

 

 

#448

« Et la femme vit que l’arbre était bon… » Elle vit, mais elle ne vit pas avec certitude que l’arbre était bon. Elle vit que l’arbre était bon, mais elle ne put se déterminer. Qu’est-il écrit ensuite ? « וַתִּקַּח מִפִּרְיוֹ » : « Et elle prit de son fruit » (Genèse 3:6), et il n’est pas écrit : « et elle prit de lui », c’est-à-dire de l’arbre, car elle ne s’était pas déterminée dans son esprit à reconnaître que l’arbre était bon.

Par le fait qu’elle prit de son fruit et non de l’arbre, elle s’attacha au lieu de la mort et causa la mort dans le monde entier, et elle sépara la vie de la mort. Cela signifie que Yésod, qui est uni à la Noukva, est appelé un arbre qui produit du fruit, et que la Noukva est appelée le fruit. Et la Noukva, lorsqu’elle est seule, sans Yésod, est la mort. Puisqu’elle prit du fruit et non de l’arbre, il se trouve qu’elle s’attacha au lieu de la mort et qu’elle sépara Yésod, qui est la vie, de la Noukva, qui est la mort lorsqu’elle est séparée de Yésod.

Et par ce péché, elle provoqua une séparation entre la Noukva et son Époux, Zeir Anpin. Car la Voix, qui est Zeir Anpin, et la Parole, qui est la Noukva, ne sont jamais séparées. Et quiconque sépare la Voix de la Parole, c’est-à-dire Zeir Anpin de la Noukva, devient muet et ne peut parler. Et lorsque la parole lui est retirée, il est livré à la poussière. C’est pourquoi il lui fut dit : « וְאֶל עָפָר תָּשׁוּב » : « et tu retourneras à la poussière » (Genèse 3:19).

 

Notes : Ève prit le fruit et non l’arbre lui-même, s’attachant ainsi à la Noukva seule, sans Yésod. Cela sépara la vie (Yésod) de la mort (la Noukva lorsqu’elle est seule) et sépara également la Voix (Zeir Anpin) de la Parole (la Noukva). Celui qui provoque cette séparation perd la parole et retourne à la poussière.