Zohar Vayikra
Suite du ZQ 5166
Mais dans la Torah, il y a soixante-dix faces – ou aspects, ou intériorités – dans une seule langue : la Langue Sainte. Et cela est Yésod, qui inclut les sept Séphirot de Zeir Anpin, chacune incluse de dix, ce qui fait soixante-dix.
Le Yod de Yésod est une seule halakha, qui est la petite Hokhmah, c’est-à-dire Malkhout, dans laquelle se trouvent les soixante-dix langues, selon le compte du secret issu de Yésod.
Et Yésod est la Langue Sainte, le secret du Char aux soixante-dix trônes. À leur sujet, nous avons appris : quiconque répond Amen : « יְהֵא שְׁמֵיהּ רַבָּא מְבָרַךְ » « Son grand Nom soit béni» de toute sa force, on déchire contre lui son décret de soixante-dix ans.
Une seule langue, qui est Yésod, équivaut aux soixante-dix langues, selon la petite mesure de la petite Hokhmah, qui est le petit Yod. Car le Yod de Yésod y fait allusion. Et la gématrie de Yésod (80 = 70 + 10) est le secret des soixante-dix langues qui illuminent le Yod. Ensemble, elles forment les lettres de Yésod.
Le Bet (בית, 2) – c’est-à-dire Moshé et Aharon, qui sont au-dessus du Sanhédrin, comme il a été dit – correspond aux deux lèvres, c’est-à-dire Netzach et Hod. Cela relève de l’aspect des Séphirot.
Et du côté des Mochin, Da’at et Tevounah se trouvent en elles. Moshé est le secret de Da’at, et Aharon est le secret de Tevounah. Par eux,le Sanhédrin est complété à soixante-douze, correspondant au Nom de 72 (ע״ב, Ayin-Bet)
Notes : Le Zohar enseigne que, tandis que les nations possèdent soixante-dix langues de séparation, la Torah contient soixante-dix visages dans une seule Langue Sainte. Cette langue unique est Yésod, qui englobe les six Séphirot de Zeir Anpin, chacune comprenant dix degrés, soit soixante-dix. Le petit Yod contenu dans Yésod représente Malkhout, la petite Hokhmah, qui contient les soixante-dix faces.
Moshé et Aharon, correspondant à Netzach et Hod – les deux lèvres – ainsi qu’à Da’at et Tevounah, complètent le Sanhédrin jusqu’à soixante-douze, en correspondance avec le Nom de 72. Cela révèle le Sanhédrin comme un microcosme de la structure Divine, canal de la Langue Sainte unifiée et de ses soixante-dix faces d’interprétation de la Torah.
Cet enseignement souligne que la véritable sagesse de la Torah unifie la multiplicité dans l’unité, à l’opposé des langues fragmentées du monde.
