Zohar Vayikra
Suite du ZQ 5224
#444
Rabbi Hiya prit la parole et dit : « הַרְעִיפוּ שָׁמַיִם מִמַּעַל » : « Cieux, répandez d’en haut… » (Isaïe 45:8). Ce verset renferme un secret de sagesse que j’ai appris du Saint Luminaire (Rabbi Shimon). « Cieux, répandez d’en haut » : que signifie « répandez » ? C’est comme il est dit dans Deutéronome 32:2 : « יַעֲרֹף כַּמָּטָר לִקְחִי » : « Que mon enseignement se répande comme la pluie ». Il parle ici de la pluie, qui est la nourriture de toute chose. C’est pourquoi tous les regards du monde sont tournés vers le Saint, béni soit-Il, pour recevoir leur nourriture, car c’est Lui qui nourrit tous les êtres et subvient à leurs besoins, comme il est écrit : « עֵינֵי כֹלאֵלֶיךָ יְשַׂבֵּרוּ » : « Les yeux de tous espèrent en Toi… » (Psaumes 145:15).
Notes : Rabbi Hiya enseigne que le verset évoquant les cieux qui répandent leur rosée fait référence au flux de la subsistance. Toutes les créatures tournent leurs regards vers le Saint, béni soit-Il, pour recevoir leur nourriture, car Lui seul pourvoit aux besoins de tous les êtres.
#445
Et si tu dis que cette chose dépend de ce lieu appelé « les cieux », qui est Zeir Anpin, pourtant nous avons appris que la subsistance ne dépend pas du mérite. Or, nous avons établi que le « mérite » est la Tzedaka (justice, charité), c’est-à-dire Zeir Anpin, car la traduction araméenne de Tzedaka est zekhout (« mérite »), et le mérite et les cieux ne sont qu’une seule et même chose. La subsistance ne dépend donc pas des cieux, c’est-à-dire de Zeir Anpin. Pourtant, il est écrit ici : « Cieux, répandez… » Il répond : il est écrit « d’en haut », c’est-à-dire des cieux d’en haut, véritablement d’en haut, car elle provient d’Atika Kadisha, qui est Arich Anpin, de qui la subsistance est tirée, et non de ce lieu appelé les cieux et appelé le mérite, mais bien d’en haut.
Notes : Bien que le verset mentionne les « cieux » (Zeir Anpin), la véritable source de la subsistance se trouve plus haut, en Atika Kadisha (Arich Anpin). L’expression « d’en haut » désigne cette origine supérieure, au-delà du degré de Zeir Anpin.
